Critique : Tu ne tueras point – Au-delà de la gloire

Affiche de Tu ne tueras point réalisé par Mel Gibson sur laquelle le soldat interprété par Andrew Garfield court sans arme au milieu d'un champ de bataille.

Quelques semaines après la sortie de l’efficace Blood Father, Mel Gibson nous livre Tu ne tueras point, son nouveau film en tant que metteur en scène qui sort près de dix ans après le très bon Apocalypto.

S’il n’est pas scénarisé par l’acteur-réalisateur, le long métrage aborde plusieurs des thématiques chères à l’artiste, à commencer par le parcours d’un homme déterminé à vivre selon son mode de pensée malgré de nombreuses épreuves. Mel Gibson adapte à l’écran la vie de Desmond Doss et plus particulièrement son engagement dans l’armée durant la Seconde Guerre Mondiale.

Adventiste du septième jour, Doss défend ses convictions coûte que coûte et se heurte à la hiérarchie militaire mais également aux autres soldats de son régiment lorsqu’il annonce qu’il refuse de porter une arme. Dans la première partie, Mel Gibson prend le temps de dévoiler les événements qui conduisirent Doss à agir de la sorte. Comme dans Braveheart, l’enfance et la fraternité sont extrêmement importants au même titre que la relation amoureuse entre Doss et l’infirmière Dorothy Schutte, dont la simplicité rappelle celle de William Wallace et Murron.

Photo de Teresa Palmer et Andrew Garfield dans le film Tu ne tueras point de Mel Gibson. Palmer regarde tendrement Garfield qui est dans le bus pour un camp d'entraînement. Elle vient de lui offrir sa Bible.

Gibson reprend des trames narratives communes mais en offre un nouvel aperçu avec le parcours incroyable de Doss. Il y a toujours un plan ou une réplique qui cassent l’impression de naïveté et soulignent le sentiment de sincérité émanant de l’œuvre. Ainsi, l’histoire d’amour fonctionne à chaque instant, la bienveillance et le soutien entre Desmond et Dorothy se ressentent grâce à l’interprétation toute en sobriété d’Andrew Garfield et Teresa Palmer. Les rapports familiaux déterminants sont eux aussi parfaitement évoqués. Le passé de soldat du père de Doss engendre des confrontations tour à tour brutales ou tendres mais emplies d’une empathie qui empêche toute facilité émotionnelle.

La photographie sublime les magnifiques paysages de Virginie à tel point qu’on les regrettera dans la seconde partie où les brimades que subit Doss sont nombreuses. Son humilité et sa persévérance sont sans cesse mises en avant. Elles empêchent le film de tomber dans la victimisation du héros. Petit à petit, Mel Gibson dévoile l’ouverture d’esprit grandissante des soldats lorsqu’ils sont confrontés au courage de leur confrère durant des scènes de guerre dures, impressionnantes et éprouvantes. A l’instar des frères d’armes de Doss, le cinéaste semble croire en sa croyance inaltérable.

Photo d'Andrew Garfield dans le film Tu ne tueras point réalisé par Mel Gibson, accroupi sur le champ de bataille.

Le symbolisme religieux est très présent dans Tu ne tueras point au même titre que les valeurs patriotiques. Ils sont néanmoins désacralisés par l’enfer que traversent les soldats sur la crête de Hacksaw. Le réalisateur utilise brillamment son cadre pour retranscrire la peur et les doutes des militaires américains que ce soit lors de la montée de la colline, la découverte du massacre à travers la fumée des bombes ou les attaques mécaniques et précises des soldats japonais. Les séquences sont immersives et Gibson enchaîne les plans puissants habilement montés, novateurs et suffisamment évocateurs pour clouer le spectateur face à l’atrocité du conflit.

Lorsque la lumière revient dans le récit et que l’on découvre l’extraordinaire abnégation de Doss, Mel Gibson reste dans la retenue, préférant rendre hommage à la modestie d’un homme qui a mis ses actes sur le compte de la foi toute sa vie. Le cinéaste ponctue son film simplement grâce à des images d’archives finement choisies et faisant écho à certaines scènes essentielles. Tu ne tueras point est une réussite totale où l’on croise la désillusion de Samuel Fuller (Au-delà de la gloire), la violence de Sam Peckinpah (La Horde Sauvage) et l’espoir de Steven Spielberg (Il faut sauver le soldat Ryan) mais surtout le style propre d’un réalisateur toujours aussi doué.

Publié dans Critiques | Laisser un commentaire

Critique : Braqueurs – Bad Boys

Affiche de Braqueurs de Julien Leclercq sur laquelle Sami Bouajila et Kaaris sont côte à côte, armés devant un fond explosif. On ne distingue quasiment pas leur visage.

Yanis est un braqueur froid, méthodique et prudent spécialisé dans les fourgons. Son équipe est solide et particulièrement discrète. Alors qu’elle vient de réussir le vol de passeports vierges, elle est brutalement mise à l’épreuve par des dealeurs qui lui proposent un marché après une erreur d’Amine, le petit frère de Yanis.

L’engrenage dans lequel se retrouvent les protagonistes de Braqueurs est simple et amené rapidement. En quelques minutes, Julien Leclercq dévoile le professionnalisme et le sang froid des voleurs dans une séquence qui rappelle l’ouverture de Heat, référence en la matière. Comme dans le long métrage de Michael Mann, les personnages sont de véritables professionnels qui vont peu à peu se faire cerner.

Photo de Youssef Hajdi dans le film Braqueurs de Julien Leclercq. l'acteur est dans un chambre, devant un lit sur lequel est posée une valise de billets.

Leclerq nous immerge dans leur vie de famille, leurs repas entre amis et les entreprises qui leur permettent de blanchir l’argent. Là encore, nous retrouvons une filiation avec le cinéma de Mann mais aussi The Town de Ben Affleck. Sans cesse dans l’observation, Yanis ne commet pas de faute tandis que son frère est très gourmand. Sa relation avec Eric, ancien compagnon de cellule, nous permet de connaître leurs intentions et de découvrir le respect entre les différents membres du groupe. Si le reste du casting ne démérite pas, Sami Bouajila et Guillaume Gouix, interprètes de Yanis et Eric, incarnent les criminels avec une justesse impressionnante. Leurs dialogues et réactions ne tombent jamais dans la caricature.

Le réalisateur va à l’essentiel dans ces passages, dévoile des hommes silencieux avec des plans utiles dans lesquels chaque parole et regard traduisent un état d’esprit ou une émotion. Les braqueurs n’idéalisent pas leur vie, leur environnement est extrêmement froid et la tension constante. En traitant cette présentation avec sobriété, Julien Leclercq contraste parfaitement avec les scènes d’action et fait gagner ses personnages en profondeur.

S’il commence fort, Julien Leclercq va crescendo dès lors que des dealers demandent à l’équipe de s’attaquer à un go fast. Alors qu’on pensait que Yanis avait le contrôle de la situation, la pression s’accentue. Pendant une rencontre dans une cité de Sevran où l’oppression est totale, les braqueurs deviennent des pions. En nous faisant pénétrer dans le bâtiment géré par les trafiquants, Leclercq change de cadre et Yanis est forcé de s’adapter.

Photo de Guillaume Gouix, Sami Bouajila et Kaaris dans le film Braqueurs de Julien Leclercq. Kaaris braque avec une arme lourde les deux autres acteurs dans un hangar.

A partir de là, le spectateur suit ses décisions en temps réel. Incapables de garder l’équilibre et devant assumer leurs erreurs, les braqueurs font face à des événements graves et désespérées. L’action devient encore plus brutale. Lors d’une fusillade tournée dans Sevran durant le final haletant, Leclercq révèle un plan séquence époustouflant où l’habileté des braqueurs refait surface mais n’empêche en aucun cas les dégâts. Dans la conclusion effrénée, la frénésie de la fuite et l’instinct de survie se ressentent viscéralement et font penser au chef d’œuvre Guet-Apens de Sam Peckinpah.

Après Colt 45 de Fabrice du Welz sorti l’an passé, Braqueurs s’impose comme un nouveau polar français très réussi où le héros doit agir dans un laps de temps très réduit et déterminant. Les références et clins d’œil sont assumés et l’entreprise n’est jamais prétentieuse. Grâce à la volonté de mettre en scène un récit authentique associé à des idées visuelles toujours pertinentes, le film est d’une efficacité stupéfiante.

Publié dans Critiques | Laisser un commentaire

Critique : Frankenstein Junior – Braindead

Affiche de Frankenstein Junior sur laquelle nous découvrons les personnages principaux en haut du château de l'héritier de Victor Frankenstein.

Frederick Frankenstein est un scientifique dont la crédibilité est constamment remise en question. Petit fils de l’ignoble Victor Frankenstein, il est sans cesse interrogé à propos des travaux sur la réincarnation menés par ce dernier. Après avoir reçu le testament de son aïeul, il se rend dans le château familial en Transylvanie où il est étrangement accueilli. Il sombre alors rapidement dans la folie en reprenant les travaux de Victor.

Meilleure collaboration entre Mel Brooks et Gene Wilder, Frankenstein Junior est une comédie parfaite. Parodie qui reprend à merveille l’univers créé par Mary Shelley, le long métrage renouvelle en permanence ses gags et son ton comique.

Dans la première partie, le côté pince-sans-rire de Gene Wilder ouvre le bal lors d’une séquence à l’université où le spectateur n’en peut déjà plus. Vient ensuite l’irrésistible arrivée en Transylvanie où nous faisons la connaissance d’Igor, interprété par Marty Feldman, et ses légendaires indiscrétions. Le complice du docteur s’adresse directement au public. Il témoignera au fil de l’œuvre du comportement bizarre de Frederick. La complicité du spectateur, en plus de ses rires, est gagnée. Frederick et Igor, avec l’aide précieuse de la laborantine Inga, peuvent désormais lancer les recherches afin de donner naissance à une nouvelle créature.

Photo de Teri Garr, Gene Wilder et Marty Feldman qui paraissent stupéfaits dans le film Frankenstein Junior de Mel Brooks.

La mise en place de Frankenstein Junior est rapide, drôle et nous plonge dans un contexte qui rappelle l’adaptation de James Whale et ses suites mais aussi des classiques de l’épouvante gothique comme The Haunting ou The Uninvited. Chaque détail est particulièrement soigné et tout est prétexte à rire, des murmures dans la maison aux géniales expressions d’un Gene Wilder au sommet de son art.

Petit à petit, le rythme s’intensifie et gagne en dynamisme. L’absurdité est prononcée mais le récit reste cohérent. L’équipe a pris tellement de plaisir sur le tournage que Mel Brooks n’a pas hésité à rajouter des éléments au script. Que ce soit lors d’un passage musical ou durant les interventions d’un policier au bras mécanique très utile, les écarts vont crescendo. Mel Brooks alterne entre les registres humoristiques et joue de la cadence de la narration. Le public termine Frankenstein Junior comme il termine The Party, admiratif devant l’ingéniosité et la constance des situations comiques.

Photo de Gene Wilder et Peter Boyle effectuant un numéro de claquettes dans le film Frankenstein Junior de Mel Brooks.

Mel Brooks multiplie les clins d’œil au roman et aux précédents films, notamment lors de la rencontre entre la Créature en fuite et un aveugle bienveillant mais quelque peu maladroit incarné par Gene Hackman. Le cerveau anormal du monstre et la folie de Frederick rendent néanmoins les protagonistes bien moins tourmentés que leurs ancêtres.

A la découverte des sentiments humains et la désillusion, Mel Brooks et Gene Wilder préfèrent montrer les conséquences de l’hystérie de Frankenstein et des farces d’Igor. Sans dénaturer le mythe et les œuvres dont ils s’inspirent, les deux artistes en tirent tout le potentiel comique avec une inspiration rarement égalée et toujours aussi impressionnante.

Publié dans Back to the Past | Laisser un commentaire

Critique : Comancheria – Point Break

Affiche de Comancheria de David Mackenzie sur laquelle nous voyons les deux braqueurs en fuite interprétés par Ben Foster et Chris Pine. Le visage de Jeff Bridges les surplombe.

Deux duos s’affrontent dans Comancheria. Le premier est constitué de Tanner et Toby Howard, deux frères qui braquent coup sur coup plusieurs agences de la Texas Midlands Bank afin de régler des dettes dont cette même banque profite. Le second est formé par les Rangers Marcus Hamilton et Alberto Parker, partenaires tenaces qui ne cessent de se vanner.

Après l’excellent Les poings contre les murs, David Mackenzie revient avec un nouveau drame familial riche et profondément touchant. Le cinéaste nous emmène au plein cœur du Texas et ouvre son long métrage avec une séquence de braquages impressionnante. Les frères ont un comportement opposé, l’un aime le risque tandis que l’autre préfère agir prudemment. Dans cette introduction dynamique et brutale, Mackenzie dévoile leur sang froid et leur amateurisme mais en aucun cas leurs motivations.

Photo de Chris Pine et Ben Foster observant le paysage texan dans un ranch dans le film Comancheria de David Mackenzie.

Elles seront rapidement devinées par les Rangers et plus particulièrement par Hamilton, vieux briscard usé qui connaît parfaitement son Etat et ses habitants. Grâce aux séquences tournées dans des restaurants et lieux publics ou lors d’un rendez-vous à la banque, le spectateur découvre le cynisme de certains établissements, le rejet des autorités par la population et la pauvreté de certaines villes où l’activité est au point mort. Petit à petit, le spectateur comprend les deux frères, leur désespoir et leur besoin d’écarter leurs enfants du gouffre financier alors que la traque gagne en intensité.

L’amertume du Ranger interprété par un Jeff Bridges impérial se ressent en permanence. Son empathie s’exprime à travers une ironie dont son partenaire ne cesse de faire les frais. Le personnage a de nombreux points communs avec celui de Tommy Lee Jones dans le magnifique No Country for Old Men. En se réfugiant derrière son humour, Hamilton ne s’écarte jamais de sa volonté d’agir alors qu’il est pleinement conscient que cela ne lui rapportera rien.

Photo de Jeff Bridges et Gil Birmingham qui semblent observer une scène de crime dans le film Comancheria de David Mackenzie.

Il est ainsi semblable aux deux frères qui ne trouvent d’autre alternative que le braquage pour mettre à l’abri leurs proches. La séquence où Chris Pine met en garde son fils est, au même titre que celles où il échange avec Ben Foster, remplie de dialogues extrêmement pertinents et représentatifs de leur lucidité. David Mackenzie nous plonge dans un désert moite où la terre semble inexploitable, les rues désertes, les commerces souvent vides et les paroles des habitants dénuées d’espoir. Grâce à la subtilité de la mise en scène, la sobriété de l’interprétation et l’utilisation jamais anodine de cadres magnifiques, le réalisateur signe une œuvre complexe qui détourne habilement les codes du film de braquage et du western.

Le spectateur attend un duel final épique et place ses espoirs dans la maîtrise apparente des frères lors des premiers braquages. Leurs émotions prennent le dessus et la conclusion amère de l’œuvre évoque à merveille les regrets des deux camps provoqués par cette épopée meurtrière. Alors que le récit est installé avec lenteur, il se termine brutalement et prend à revers les attentes du spectateur dans la fin mélancolique. Comancheria est un film de genre très réussi qui aborde les inégalités sociales d’un Etat sublimé par la lumière naturelle et le grain de l’image.

Publié dans Critiques | Laisser un commentaire

Critique : Blood Father – The Wrestler

Affiche de Blood Father réalisé par Jean-François Richet avance vers l'objectif avec un air déterminé.

Mel Gibson est enfin de retour dans les salles obscures. Après les cadeaux empoisonnés Machete Kills et Expendables 3, le comédien n’avait pas retrouvé de rôle intéressant depuis le DTV sympathique mais dispensable Get The Gringo. Avec Blood Father, Jean-François Richet vient de lui offrir son meilleur personnage d’enragé depuis Payback, sorti en 1999.

L’icône des sagas Mad Max et L’arme fatale interprète John Link, un ancien biker au passé tumultueux sorti de prison depuis peu. Après deux années de sobriété, Link tente de vivre l’existence la plus tranquille possible et fait des tatouages à domicile. Lorsque sa fille Lydia qu’il ne connaît plus débarque et lui annonce que des gangsters sont à ses trousses, John va tout faire pour la protéger sans retomber dans la violence.

Blood Father n’est en rien le film bourré d’action vanté par la bande-annonce. Jean-François Richet s’attarde durant tout le long métrage à décrire la rage contenue de Link. L’ancien criminel est dans la retenue constante, hanté par la peur de retourner en prison ou de voir sa fille y aller. Aucun acteur ne pouvait l’interpréter avec autant de crédibilité que Mel Gibson. Revenu de nombreuses polémiques et d’une mise à l’écart à Hollywood, le comédien a incarné des protagonistes torturés et borderline tout au long de sa carrière (Complots). Les points communs avec Link sont évidents, tout comme les hommages de Richet à l’une des figures du cinéma d’action à travers des plans toujours efficaces.

Photo de Mel Gibson de dos dans Blood Father qui descend de sa moto, prêt à affronter des gangsters.

Comme dans le grand Signes de M. Night Shyamalan, Gibson peine ici à endosser son rôle de père, incapable de surmonter ses regrets. Sa façon de veiller sur sa fille avec brutalité sans tomber dans la morale facile provoque l’attachement immédiat du spectateur. Blood Father représente donc l’inverse d’un Taken. Les personnages restent tels qu’ils sont et assument leurs démons, le manichéisme n’existe pas et le héros est incapable de s’en sortir seul.

Richet repousse les confrontations et nous emmène dans le monde de Link en présentant ses anciennes connaissances. Elles permettent de faire ressurgir son passé au même titre que ses regards et ses dialogues. Le réalisateur laisse son comédien s’exprimer face à d’excellents partenaires, à commencer par sa fille incarnée par Erin Moriarty ou son mentor interprété par le vétéran Michael Parks. Au fil de l’œuvre, Link perd ses attaches et la sensation de gâchis qu’il ressent en permanence est particulièrement touchante.

Photo tirée du film Blood Father réalisé par Jean-François Richet sur laquelle Mel Gibson sert Erin Moriarty dans ses bras sur une route du désert.

Richet utilise ses cadres à merveille. Le désert et les mobil-home crasseux rappellent ceux de Kill Bill vol. 2. Lorsque le réalisateur nous fait rapidement pénétrer en prison, la tension est palpable. Blood Father est une série B totalement assumée et si le scénario paraît mince, il n’en reste pas moins nuancé, sincère et sans fioritures. Toujours juste lorsqu’il aborde la relation entre Link et sa fille, le long métrage évite la mièvrerie et va à l’essentiel, tout comme lorsqu’il présente les crapules à leur poursuite.

Le cinéaste conclue son film avec un final volontairement expéditif où Link laisse échapper toute sa violence pour en finir vite et sauver la vie de sa fille. Malgré sa courte durée, Blood Father paraît néanmoins riche tant il ose s’écarter des schémas scénaristiques habituels afin de mieux se concentrer sur son personnage principal joué par un Mel Gibson qu’on est ravis de retrouver.

Publié dans Critiques | Laisser un commentaire