Basic : Les apparences nous mentent

Basic

Alors que de nombreuses stars se pavanent à Cannes pour présenter une sélection qui laisse souvent dubitative, John McTiernan continue à croupir en prison pour une sombre histoire d’escroquerie et d’espionnage. Lui qui a réinventé le cinéma d’action dans les années 80 avec Die Hard et Predator ne trouve plus aucun financement pour un nouveau long métrage, et ce depuis un bon moment. Son dernier film est sorti il y a déjà 10 ans. Et comme toute sa filmographie, Basic a vieilli mais ne paraît jamais ridicule.

S’il a vieilli, c’est peut être à cause de son scénario, qui manque légèrement d’originalité malgré les (très) nombreux twists qui s’enchaînent durant une heure et demi. Le film démarre sur une mission qui dérape, lorsqu’un commando est envoyé dans la jungle pour s’entraîner sous les ordres du sergent West. Mais quand l’un des membres de l’équipe assassine West pour des raisons obscures, les soldats s’entretuent et seulement deux reviennent en vie à leur base. Pour enquêter, l’armée fait appel à un agent de la DEA et un sergent qui ne sont pas au bout de leurs surprises.

Si l’on affirme que le script n’amène rien de nouveau, c’est parce que les thrillers aux rebondissements attendus ont défilé sur grand écran depuis Seven et Usual Suspects. En revanche, ce qui fait de Basic bien plus qu’un simple divertissement du dimanche soir, c’est sa mise en scène qui est un condensé parfait de toute l’œuvre du cinéaste. McTiernan maîtrise tous les détails de son scénario et il dissimule dans Basic des indices dès les premières minutes. Le spectateur tique mais passe à autre chose, oublie ces quelques incohérences qui proviennent des regards ou de certains dialogues. Là où un cinéaste débutant aurait signé un vulgaire film d’action misant tout sur sa révélation finale, McTiernan préfère rendre chaque minute importante, provoquer le questionnement du public grâce à des plans évocateurs mais jamais assez pour que l’on soit sûrs de nos suppositions.

La très grande qualité de Basic, c’est de proposer une vision critique de l’armée qui était difficile à amener, en particulier dans un pays comme les Etats Unis. Mais s’il est dénué de tout aspect patriotique à la Michael Bay, Basic n’est en revanche jamais cynique dans son propos et ne bafoue jamais les valeurs de l’institution. Tout ce qui est évoqué est plausible et réaliste, mis à part certains rebondissements beaucoup trop spectaculaires pour être pris au sérieux.

Samuel L. Jackson

McTiernan a le sens de l’entertainment et alterne flashbacks et interrogatoires avec brio. Nous pensons découvrir une nouvelle pièce du puzzle mais quelques minutes plus tard, elle est balayée par de nouvelles révélations. La narration est parfaite et ce qui aurait pu être une œuvre ennuyeuse à l’image de Suspicion, le remake de Garde à vue sorti trois ans auparavant, se révèle au final une investigation passionnante qui envoie au tapis n’importe quel épisode des Experts, en particulier ceux de Miami.

Le dernier atout majeur du long métrage, c’est son casting. John Travolta réussit là où il se plantait complètement dans From Paris with love. Il cabotine mais ne suscite pas l’énervement. Connie Nielsen, encore auréolée du succès de Gladiator, est crédible dans le rôle de l’enquêtrice qui perd peu à peu sa naïveté et ses scrupules. Le plus impressionnant, c’est Samuel L. Jackson, terrifiant en instructeur tortionnaire.

Basic fait partie de ce genre de films durant lesquels vous prenez plaisir à vous méfier de tout et à tout remettre en question. Et nous sommes prêts à parier que quelque chose vous échappera.

Kevin

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Luke la main froide : Prison Break

Cool Hand Luke

Paul Newman est incontestablement l’une des gueules d’anges les plus mémorables d’Hollywood.  A une époque où l’on voue un culte pour des kékés décérébrés tels que Taylor Lautner (Twilight), on a tendance à oublier que des types comme James Dean (La fureur de vivre), Robert Redford (Out of Africa) ou Marlon Brando (Le Parrain) ne sont pas devenus des légendes uniquement grâce à leur physique avantageux. En effet, ces cadors ont toujours eu un avantage sur cette nouvelle génération élevée aux stéroïdes : ils savaient jouer la comédie.

Et ce don, Newman l’a exploité dans une carrière presque parfaite. De Marqué par la haine jusqu’aux Sentiers de la perdition, le comédien a souvent incarné des personnages rebelles et en marge de la société, à l’image de l’Eddie Felson de L’arnaqueur, de Hud, Le plus sauvage d’entre tous et bien évidemment de Luke la main froide, qui est à nos yeux son plus beau rôle.

Luke c’est cet homme joyeux et chahuteur qui est envoyé deux ans dans un camp de prisonniers pour avoir démonté des parcmètres. En découvrant l’environnement, Luke comprend très vite qu’il va avoir du mal à s’adapter et qu’il va devoir trouver une solution pour s’évader.

Si l’on devait rapprocher Luke d’un autre personnage emblématique du cinéma américain, ce serait probablement McMurphy, ce faux cinglé incarné à merveille par Jack Nicholson dans Vol au dessus d’un nid de coucou. Comme lui, Luke débarque dans un endroit qui ne lui est pas familier, où des hommes vivent dans la soumission, l’irrespect et le rabaissement d’eux-mêmes. Et comme dans le long métrage de Milos Forman, ces détenus trouvent un confort et une sécurité dans ce lieu où ils exercent une activité et entretiennent des relations. Mais Luke, un homme normal, ni totalement bon et loin d’être foncièrement mauvais, réveille leur conscience et leur besoin de révolte en décidant de ne pas se plier à certaines règles.

Paul Newman

Personnage complexe et fascinant, Luke est un modèle d’anticonformisme et de provocation sournoise. Malin, le personnage n’est pas une brute épaisse, un bagarreur ou un dur à cuire qui n’a que son plan en tête. Farceur et attachant, il représente l’intelligence et n’use jamais de la violence pour ridiculiser ses ennemis qui ne peuvent qu’utiliser l’isolement et leurs armes pour trouver le point de rupture des détenus. Le réalisateur Stuart Rosenberg rend ces bourreaux insupportables grâce à l’usage de symboles comme les lunettes du capitaine ou la voix du directeur.

S’il nous présente les employés de la prison comme des ordures, Stuart Rosenberg n’est en revanche pas là pour signer un film moralisateur et dénonçant certaines pratiques comme le faisait La colline des hommes perdus de Sidney Lumet. Nous sommes là pour suivre le parcours d’un individu rusé et insoumis qui humilie ses gardes. Si leurs réactions ne sont pas justifiables, elles restent néanmoins humaines.

Luke la main froide est également une belle histoire d’amitié et de solidarité. Parmi les compagnons du héros, nous retrouvons l’excellent George Kennedy (Seuls sont les indomptés), récompensé par l’Oscar du Meilleur second rôle pour son interprétation ainsi que les jeunes Dennis Hopper (Apocalypse Now) et Harry Dean Stanton (Paris, Texas).

Véritable ôde à la liberté, Luke la main froide est un film contestataire mais loin d’être enragé, dur mais bourré de moments légers. Toutes ces caractéristiques sont également représentatives du héros, un individu hors du commun et imprévisible qui est probablement l’un des plus intéressants que le cinéma américain nous ait offert.

Kevin

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Mohamed Dubois : Case Départ

Mohamed Dubois

On ne va pas commencer à se justifier sur les raisons qui nous ont poussés à aller voir ce film. La vérité, c’est que nous avons loupé de peu la séance pour Stoker ce soir là. Deux choix s’offraient alors à nous : découvrir un remake couillu, audacieux et bourré d’idées de mise en scène (Evil Dead) ou passer un gentil moment devant ce téléfilm qui a la chance d’être projeté sur grand écran en ce moment.

Evidemment, nous avons opté pour Mohamed Dubois, pour la simple et bonne raison qu’il ne nous paraissait pas judicieux de sortir en courant de la salle en appelant notre maman à la vue de tous. La prudence est parfois utile pour déguiser la lâcheté. Lâcheté qui est l’un des points communs que nous avons avec le personnage principal du long métrage, Arnaud Bouchouche, français pur souche qui change d’identité lorsqu’il tombe amoureux de Sabrina. Arnaud pense que le seul moyen de la séduire sera de se faire passer pour un arabe.

Les films sur les couples mixtes, ça ne vole pas toujours très haut en France. Si Roschdy Zem avait réalisé l’intéressant Mauvaise foi, Ramzy Bédia et Anne Marivin avaient quant à eux joué dans l’infâme Il reste du jambon ? Au final, on se dit que l’œuvre la plus moderne sur le thème est probablement l’une des premières, Devine qui vient dîner, chef d’œuvre absolu dans lequel s’affrontaient les grands Sidney Poitier et Spencer Tracy.

On ne s’attendait pas à quelque chose de grandiose avec Mohamed Dubois et nous n’avons pas été agréablement surpris. Le long métrage enchaîne les gags clichés, on sourit à certains moments car Ernesto Ona maitrise son sujet mais malheureusement, jamais le film ne déclenche de fous rires. Le problème, c’est que Mohamed Dubois n’est qu’une succession de sketchs qui sont privilégiés par rapport à une histoire qui en devient souvent incohérente. Le montage est parfois catastrophique et la réalisation est souvent faible. On pense à ces incrustations de définitions d’expressions dans l’écran qui manquent de subtilité.

Eric Judor, Sabrina Ouazani & Youssef Hajdi

C’est dommage, car les intentions sont bonnes et il est vrai que l’on aurait pu avoir un résultat subversif et politiquement incorrect assez rare en France. De plus, on connaît le potentiel comique d’Eric Judor dans des œuvres à contre courant. Il avait déjà effectué un travail remarquable sur Steak et sa série Platane et l’on est convaincu qu’il est l’un des plus doués dans l’Hexagone pour l’humour potache et l’absurde.

L’autre problème de Mohamed Dubois, c’est qu’il délaisse totalement son intrigue romantique au profit d’une histoire d’escroquerie assez banale. Pourtant, Ona avait à sa disposition l’excellente Sabrina Ouazani (La source des femmes) que l’on ne voit que trop peu. Au niveau du propos social, le metteur en scène reste en surface et ne propose aucune situation inédite que ce soit dans les gags ou les enjeux dramatiques. S’il est supérieur à Il reste du jambon ?, Mohamed Dubois manque d’audace pour convaincre et n’est jamais féroce et acerbe avec les discriminations raciales comme Platane pouvait l’être avec le monde du showbusiness.

On aurait peut être mieux fait de perdre notre dignité en allant voir Evil Dead. Lors de notre prochain dilemme cornélien, on n’hésitera pas à choisir la solution la moins évidente, ce qu’oublient parfois de faire les cinéastes français quand ils s’attaquent à un genre qui mérite bien mieux.

Kevin

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Stoker : L’abominable vérité

Stoker

Lorsque le réalisateur d’Old Boy décide, pour sa première expérience à Hollywood, de mettre en scène un thriller sulfureux au scénario pervers et rempli de twists ahurissants, on ne peut qu’adhérer et attendre impatiemment la sortie de ce qui, sur le papier, paraissait être le retour en force du cinéaste coréen.

Et lorsque le film débute, on est ébloui par la beauté des images, la photographie léchée et la maîtrise totale de tous les plans. Nous découvrons la jeune India, bouleversée par la mort de son père suite à un tragique accident de voiture. Lors de l’enterrement, elle voit au loin un homme étrange et fascinant. Il s’agit de son oncle Charlie, un grand voyageur qui décide de s’installer quelque temps avec l’adolescente et sa mère pour apprendre à les connaître et tenter de les réconforter.

Park Chan Wook est très talentueux et ce qui rend son dernier long métrage assez insupportable, c’est qu’il le sait. Stoker est quasiment parfait au niveau de la réalisation. Le cinéaste enchaîne les effets de style et jusqu’à la dernière image, on se dit que son œuvre est vraiment très belle et aboutie. Le souci, c’est que sa prétention se fait ressentir elle aussi dès les premières minutes. Cette impression de suffisance ne quittera pas le spectateur jusqu’au générique final. Park est fort. Park sait tenir une caméra. Park sait diriger des acteurs qui paraissent froids et impeccables dans leur robe en satin et leur pull en cachemire. Mais Park irrite son public avec ses manières et cette volonté de prouver qu’il a réfléchi à tout mais absolument tout pour son film.

Mia Wasikowska

Le plus grave, c’est que cette perfection visuelle n’est présente que pour cacher un scénario creux et stupide, qui aurait pu être adapté dans n’importe quel autre nanar hollywoodien. Cependant, les producteurs ont eu l’intelligence de le confier à un metteur en scène qui n’a plus rien à prouver. Et il réussit d’ailleurs à capter notre attention pendant les deux tiers du long métrage. L’histoire est intriguante, Park Chan Wook s’amuse à ouvrir de nombreuses pistes, joue avec les codes du fantastique, du film d’horreur et en particulier du film de vampires. Les références sont nombreuses et Stoker aurait pu être l’un des dignes héritiers des meilleurs thrillers hitchcockiens. Hélas, les révélations finales sont très faibles par rapport à ce qui a été dévoilé au départ. La frustration s’installe et le twist final vient balayer toutes nos espérances et si Stoker se voulait subversif, ce n’est jamais le cas. La seule qualité qu’il peut revendiquer, c’est son ambiance glauque et oppressante qui est due à la mise en scène et en aucun cas au script.

Il y avait pourtant des thèmes intéressants abordés dans l’œuvre, à l’image de la perte de l’innocence, très bien représentée lors d’une séquence éprouvante dans laquelle l’excellente Mia Wasikowska (Restless) se fait souiller. Matthew Goode (Watchmen) est parfait, sobre et réellement inquiétant dans le rôle de l’oncle mystérieux et quelque peu dérangé. Quant à Nicole Kidman, elle montre une nouvelle fois après Paperboy son désir de s’impliquer dans des projets auteuristes singuliers. Malheureusement, la tentative est ratée.

Stoker c’est beau, mais admirer l’œuvre d’un réalisateur qui se la raconte et qui prouve qu’il est doué, c’est pas vraiment notre truc. On va finir par penser que Park Chan Wook est un cinéaste surestimé. On espère que le prochain scénario hollywoodien qu’il tiendra entre ses mains n’aura pas été écrit sur des toilettes, dans le noir.

Kevin

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Mud : True Grit

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Il y a encore deux ans, si vous nous aviez dit que Matthew McConaughey deviendrait l’un des meilleurs acteurs du moment, on vous aurait probablement ri au nez. Et pourtant, vous auriez eu raison. Après une décennie de comédies romantiques mièvres (L’amour de l’or) et de films d’aventure foireux (Sahara), l’acteur s’est relevé de sa traversée du désert, a prouvé qu’il en avait encore sous le capot et qu’il n’était pas qu’un yes man engagé pour sa belle gueule. Tout a commencé avec La défense Lincoln, polar sympathique dans lequel le comédien incarnait un avocat embarqué dans une machination tordue. Puis, il y a eu le choc Killer Joe, le Paperboy de Lee Daniels et Magic Mike de Steven Soderbergh. Dans chacun de ces longs métrages, McConaughey crevait l’écran et volait la vedette à tous ses partenaires. Puis, cette semaine est arrivé Mud, présenté au Festival de Cannes l’an passé, qui est à nos yeux l’une des claques de 2013 dans laquelle McConaughey trouve son meilleur rôle.

Un jour, alors qu’ils errent sur les rives du Mississipi, Ellis et Neckbone rencontrent Mud sur une île abandonnée. Très vite, ils se lient d’amitié avec ce vagabond hors du commun. Mais qui est vraiment Mud ? Pourquoi se cache-t-il dans cette forêt, armé et à l’affût du moindre danger ?

Avec Shotgun Stories et Take Shelter, Jeff Nichols s’est imposé comme l’un des meilleurs cinéastes de sa génération. Et Mud confirme ce sentiment. Le réalisateur nous embarque dans un récit initiatique passionnant. A travers le regard d’un enfant, nous vivons une aventure humaine magnifique, naïve mais toujours subtile. Le réalisateur laisse planer l’ambiguïté sur ses personnages un long moment avant de s’en détacher complètement dans une dernière partie intense, durant laquelle nous souhaitons réellement voir les protagonistes s’en sortir.

Si l’on est autant attachés à tous ces individus perdus, c’est parce que Nichols a pris le temps de nous les présenter et nous a fait passer du temps à leur côté. Son film est lent mais jamais contemplatif et Nichols aborde des thèmes qui vont sans doute vous bouleverser et vous retourner. En adoptant le point de vue d’Ellis, l’un des deux enfants, nous redécouvrons tous les travers de l’adolescence et tous les éléments qui transforment un jeune homme en adulte. Comme Stand By Me, le film est centré sur l’amitié et la loyauté que peut avoir un enfant envers un être aimé mais il va encore plus loin puisqu’il s’attarde également sur la relation filiale, la découverte de l’amour et d’autres sentiments puissants.

Matthew McConaughey & Tye Sheridan

Tous ces thèmes complexes sont abordés avec une simplicité impressionnante. En ancrant son récit entre l’Arkansas et le Mississipi, Nichols propose également un propos social sur l’Amérique profonde jamais critique, toujours juste. On n’est pas là pour taper sur les rednecks et les réduire au rang de beauf. Bien au contraire. Les valeurs du long métrage sont universelles et tout le monde, malgré la singularité de l’environnement, pourra s’identifier à ces personnages regorgeant de bonté que l’on prend plaisir à connaître au fur et à mesure.

Mud est comme un roman d’Ernest Hemingway, dur, dangereux mais jamais dénué d’espoir malgré la noirceur apparente. On pense également à Dans la brume électrique pour son ambiance poisseuse et pour la nostalgie qui se dégage de l’œuvre. Et pour clore le tout, Nichols nous offre une séquence éprouvante qui vous laissera scotché à votre fauteuil.

Porté par le jeune Tye Sheridan, qui enchaîne son deuxième chef d’œuvre après The Tree of Life, Mud fait également la part belle à ses seconds rôles, McConaughey en tête. Inquiétant et ambigu, l’acteur aurait mérité le Prix d’Interprétation à Cannes. Sam Shepard (Brothers) reprend le rôle touchant du vieux briscard qui fait figure de paternel. Quant à Reese Witherspoon, on aimerait la voir plus souvent dans ce type de films. Comme dans Walk The Line, il lui suffit d’un regard aimant pour nous convaincre et nous chambouler.

Mud, c’est tout simplement l’un des plus beaux longs métrages vus depuis bien longtemps. Portés par des comédiens en état de grâce, le long métrage délivre un message déchirant auquel vous penserez pendant un petit moment. La voilà, la magie du cinéma.

Kevin

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