Critique : 13 Assassins – Le Déjà-Vu qui fait du bien

Affiche du film 13 Assassins de Takashi Miike sur laquelle se tient debout l'un d'eux.

L’histoire du film est simple : des samurais décident de se soulever contre un haut membre du Shogun, sanguinaire. Ils sont prêts à sacrifier leur vie pour mettre fin à cette barbarie.

Bien sur, cela ressemble aux 7 Samurais (1954) de Kurosawa, à La Vengeance des 47 Rônins (1941) de Mizoguchi ou bien d’autres (La guerre des espions de Shinoda). Une histoire classique du Japon qui a été mise en scène un bon nombre de fois, chaque fois différemment.

Rien de tel que de confier le projet à Takeshi Miike, le plus grand réalisateur, avec Takeshi Kitano, du cinéma japonais contemporain. Certes controversé, il n’en reste pas moins un réalisateur de génie avec dans sa filmographie des films comme Audition (1999), Visitor Q (2001) ou Dead or Alive (1999).

Le film est très classique dans sa narration mais tellement contemporain dans sa mise en scène, sobre dans ses couleurs qui le rendent vraiment succulent.

Le recrutement des hommes se fait naturellement, sans les effets musicaux et spectaculaires comme le font les américains. Ici les hommes choisissent de suivre leur maître, ou alors simplement de combattre et donner leur vie parce que la cause leur semble juste.

Et certaines séquences vont jusqu’à nous faire penser à Ran (1985), chef d’œuvre absolu de Akira Kurosawa.

Le film évolue rapidement, laissant vite place à l’action. Pas de pause, c’est le principe. Les soldats avancent, trouvent un village, montent des pièges et des remparts à la 13ème Guerrier (1999) et enfin combattent.

Photos des 13 assassins côte à côte du film de Takashi Miike.

Pendant le combat, le réalisateur ne néglige rien. Tout est calibré, architecturé en fonction des personnages et du décor. Des combattants tombent mais aucun n’est laissé de côté. On pourrait certainement faire le calcul, mais presque tous les personnages ont le même temps d’apparition à l’écran pendant la bataille.

De plus, bien qu’il y ait comme dans beaucoup de films asiatiques des effets spectaculaires, tout se tient dans un réalisme ahurissant. Et la violence ? Crue, efficace, vraie, comme dans tous les films de Miike.

On dit oui à ce film, qui nous fait du bien aux yeux ! N’hésitez pas et allez savourer ce bonheur cinématographique.

Guillaume Prevost

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