Critique : 30 Minutes Maximum – Les pizzaiolos prennent les armes

Affiche du film 30 Minutes Maximum sur laquelle se tiennent les quatre acteurs principaux. Deux portent un masque de singe. Le second plan est un décor enflammé.

En 2009, Ruben Fleischer débarquait avec un petit film qui s’est révélé être un véritable coup de maître, le déjà culte Bienvenue à Zombieland. Comme nous l’avions dit dans la critique sur ce dernier (ICI), Fleischer est un metteur en scène qui se sert d’une intrigue et d’un style pour y intégrer son genre de prédilection, la comédie. Dans 30 minutes maximum, c’est le film de braquage qui est revisité.

Nous n’aurons pas droit à une équipe de choc munie de masques de hockey et de M16 mais d’un jeune livreur de pizzas et son meilleur ami professeur des écoles armés de pistolets en plastique. Vous l’aurez compris, les zigotos n’ont pas le profil de durs à cuire prêts à tout pour avoir de la maille ! S’ils se sont retrouvés ici, c’est parce que deux glandeurs les ont pris en otage pour les forcer à dévaliser une banque afin de récupérer l’argent qui leur servira à payer un tueur à gages, censé tuer le riche père de l’un deux. Certaines subtilités ont été enlevées pour vous laisser des surprises. En deux lignes, ça peut paraître compliqué mais l’une des qualités du film est de ne jamais se perdre entre les deux duos et de leur donner le temps nécessaire à l’écran pour évoluer dans l’intrigue. On voit donc d’un côté les deux amateurs qui font tout pour se sortir de leur galère et de l’autre les deux fainéants qui attendent tranquillement en se bouffant des tacos !

Malheureusement, 30 minutes maximum est moins convaincant que Zombieland. Les acteurs sont tous très bons, hormis peut être Nick Swardson, compère d’Adam Sandler qui a tendance à surjouer. Aziz Ansari et Danny McBride prouvent qu’ils sont devenus des gueules à suivre dans la comédie américaine. Jesse Eisenberg, même s’il ne change pas énormément de registre, démontre qu’il n’est pas là que pour interpréter des gringalets timides. On n’explosera pas souvent de rire mais l’on sourira tout le temps au vu des situations improbables et de certains dialogues bien trouvés. Ce qu’il manque au deuxième long-métrage de Fleischer, c’est peut être un personnage complètement décalé comme l’était Woody Harrelson dans Zombieland. Les séquences du film de morts-vivants étaient vraiment tordantes, mais il faut dire que le terrain de jeu était gigantesque pour le sujet qu’il abordait.

On n’est tout de même pas déçu par 30 minutes maximum dans lequel on n’a pas le temps de s’ennuyer car les séquences s’enchaînent à toute vitesse. On se dit simplement qu’il manque quelque chose. En attendant, ça restera sans doute un meilleur cadeau de Noël qu’Happy New Year.

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