Critique : All Good Things – Cet article ne concerne en rien Nelly Furtado

Affiche du film Love & Secrets sur laquelle Ryan Gosling et Kirstent Dunst sont allongés dans un lit. Gosling vers l'objectif. Des immeubles new-yorkais de couleur rouge sont visibles en bas de l'affiche.

Enfant, David Marks voit sa mère sauter du toit de la maison familiale. Son père, un riche promoteur immobilier un tantinet véreux, n’est pas du genre rassurant et consolateur. David est donc traumatisé et enterre l’événement au plus profond de lui. Jusqu’au jour où sa femme Katie lui propose de faire un enfant. A partir de là, David commence sérieusement à déconner. Parlant tout seul d’une manière assez inquiétante et devenant de plus en plus terrifiant, il effraie sa femme qui n’a plus qu’une envie, s’échapper.

All Good Things, rebaptisé Love & Secrets pour sa sortie en Direct To DVD française (ça donne encore plus envie), est un film plutôt méconnu avec l’étoile montante d’Hollywood, Ryan Gosling. Ayant fait un flop sur le territoire américain en 2010, il n’aura donc pas eu droit à son exploitation dans les salles de l’Hexagone. Pourtant, même si l’œuvre est ultra classique et en aucun cas indispensable, elle aurait tout de même mérité une projection sur les grands écrans, aussi limitée soit-elle.

Le point fort du film est la qualité de l’interprétation. Ryan Gosling, silencieux à l’image du chauffeur de Drive (2010), est réellement flippant et parvient à créer une véritable ambiance à travers sa montée en tension progressive. Kirsten Dunst, fidèle à elle-même, est parfaite dans le rôle de l’épouse terrifiée. Enfin, le grand Frank Langella caractérise à merveille ce père absent mais dur et exigeant. La reconstitution du New York des années 70 et 80 est étonnante et le synopsis est plutôt alléchant. Malheureusement et c’est bien dommage, le résultat final est loin d’être à la hauteur de nos espoirs. Si le long métrage est vraiment captivant durant sa première moitié, le spectateur comprend vite qu’il ne doit pas s’attendre à de grosses surprises. Le dénouement est donc évident car la mise en scène est maladroite, utilisant des flashbacks pas toujours placés au bon moment. Certains réutilisés plusieurs fois pour accentuer le mystère des événements confirment ce que l’on pense et coupent court au suspense.

All About Things n’est pas un mauvais film mais il est réellement décevant. Il aurait peut être gagné en rebondissements s’il avait été construit sous un angle différent et si l’affiche américaine ne nous avait pas spoilés ! Si vous êtes fans de Ryan Gosling, vous pourrez toujours admirer son jeu, nickel, comme d’habitude. Pour les admiratrices, prenez garde, il n’est pas forcément mis en valeur dans le film, le bougre.

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