Critique : Bad Teacher – Entre les murs

Affiche de Bad Teacher sur laquelle Cameron Diaz est affalée derrière un bureau de professeur.

Ce qui différencie Bad Teacher des comédies de la bande Apatow (Funny People ; Mes Meilleures Amies), c’est que le premier pousse son mauvais goût jusqu’au bout. Apatow explore les sentiments humains de manière subversive dans toutes ses œuvres pour mieux prouver l’humanité de ses protagonistes à travers leurs actions tout au long des films. Il y a donc un décalage entre le point de départ de son récit, souvent grossier et le final toujours tendre mais qui évite à chaque fois la mièvrerie. Dans Bad Teacher, on est méchants et cruels dès le départ et on le reste jusqu’au générique de fin.

Cameron Diaz, actrice beaucoup plus talentueuse qu’on a tendance à le penser, incarne à merveille cette terrible enseignante de collégiens. Fraîchement larguée par son très riche fiancé, elle se remet en chasse d’un jeune héritier qui est aussi son collègue joué par Justin Timberlake. Pour le séduire, elle pense avoir trouver la bonne stratégie. Se refaire les boobs. Tous les moyens seront bons pour trouver des fonds qui lui permettront de financer l’opération.

Remplie de personnages stéréotypés, de la prof concurrente coincée aux élèves discriminés ou à l’inverse moqueurs, l’œuvre présente une galerie de seconds rôles qui sont parfois à mourir de rire. Les blagues ne sont pas toujours surprenantes mais c’est véritablement l’une des meilleures comédies en provenance des Etats Unis de l’année à l’instar de Mes Meilleures Amies. La société américaine n’est jamais épargnée et le système éducatif est complètement tourné en ridicule. Certains passages sont politiquement incorrects et atteignent une vulgarité digne des frères Farrelly (Bon A Tirer, Fous d’Irène). Diaz retrouve d’ailleurs son meilleur rôle comique depuis Mary à tout prix, dans lequel elle était dirigée par les deux frangins, pionniers du genre dans les années 90 et le début des années 2000.

Si vous pensez que Bad Teacher est un gros film de beaufs, détrompez-vous. Même avec son lot de gros mot, il reste plus subtil certaines œuvres franchouillardes comme Rien à déclarer ou Les Tuche.

Ne révolutionnant en rien le genre, le long métrage réalise parfaitement son objectif, titiller les zygomatiques de ses spectateurs. Agrémenté d’un casting parfait dont le génial Jason Segel (How I Met Your Mother), Bad Teacher est à voir, même si vous n’êtes pas un amateur du Bigdil; Une véritable plongée dans le monde pervers de l’éducation digne des meilleurs épisodes d’Envoyé Spécial. En DVD et Blu Ray depuis le 30 novembre.

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