Critique : Blitz – Le chacal

Affiche du film Blitz sur laquelle Jason Statham tient une arme et pose face à l'écran devant un fond jaune. On distingue la ville de Londres au second plan.

Dans Blitz, Jason Statham reprend le rôle qu’il tenait dans Braquage à l’anglaise, Le transporteur, Course à la mort, Les visiteurs en Amérique, Elephant man… Vous l’aurez remarqué, dans sa filmographie riche et variée, le tataneur doté d’une unique expression faciale n’a joué qu’un personnage, celui du bourrin homo-macho-racisto-intelligentophobe. Mais malgré tout, Stathouille garde toujours la pôle position de nos chauves préférés, car lui au moins ne cherche pas à se faire des implants façon Jude Law ou Bruce Willis.

Blitz est un tueur de flics, un petit pervers qui passe toute la durée du film le bide à l’air et qui s’amuse à incruster la tête d’adolescents de quartier dans les trottoirs de leurs impasses. Mais lorsqu’il se rend compte qu’il a le policier le plus vénère d’Angleterre à ses trousses, il se met à flipper et a du mal à trouver un plan pour l’éliminer.

De tous les derniers Statham (hors Expendables), Blitz est sans doute notre préféré. Plus prenant que l’immonde 13, plus drôle que Killer Elite et Le flingueur, moins foutraque que Safe, il s’agit là du plus beau retour du teigneux depuis l’excellent Braquage à l’anglaise. Ce qu’il a fait de meilleur, Statham l’a fait à Londres (Snatch) et c’est lorsqu’il revient dans sa capitale que l’on sent le comédien le plus à l’aise. Ici, il peut faire des blagues de beaufs à tire-larigot, s’enfiler des pintes dès 8h du mat’, défoncer des méchantes racailles à l’aide d’une canne de cricket. Bref, la vie est belle pour Stathouille qui retrouve son environnement glauque et gris.

Photo de Jason Statham et Aidan Gillen dans le film Blitz sur laquelle le premier plaque violemment le second sur une table de billard.

Assumé de bout en bout, Blitz est un petit plaisir au scénario limité qui a le mérite de pousser le propos réactionnaire jusque dans ses dernières minutes, ce qui n’est pas le cas des trois quarts des blockbusters made in Hollywood. Il n’y a pas de bien-pensance dans Blitz, pas de bons sentiments enfouis sous cette énorme dose de virilité et de testostérone. C’est pas terrible, c’est certain. Cependant, l’ambiance poisseuse est présente jusqu’au générique de fin, ce qui s’avère réellement appréciable pour le spectateur.

Le tueur en série n’est pas original mais Aidan Gillen (Game of Thrones) joue les tarés avec talent et les scènes de face à face avec Stathouine sont assez amusantes. Les sous intrigues romantiques n’apportent rien à l’ensemble. Le sidekick du héros est bien sympa mais leur relation est mal développée. Bref, Blitz, c’est du sous-sous-sous-Seven mais ce n’est jamais prétentieux et ennuyant.

Comme c’est souvent le cas avec les longs métrages de Statham, Blitz va pouvoir trôner fièrement au rayon « Honte » de notre dvdthèque aux côtés des meilleurs Lorenzo Lamas et autres Stevie Seagal. Ce qui ne veut pas dire que l’on n’a pas d’affection pour eux. Loin de là.

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