Critique : Captain America – The Patriot

Affiche de Captain America : First Avenger sur laquelle Chris Evans tient son bouclier en regardant vers le sol devant un ciel très sombre.

Ces dernières années, les adaptations Marvel au cinéma ont été (très) nombreuses. Il y a eu du très bon (X-Men, Le commencement ; Iron Man) et du médiocre (Wolverine ; Iron Man 2). Cette année, les deux nouveaux super-héros qui ont fait leur apparition sur grand écran sont le géant blond au marteau Thor et le patriote Captain America. S’ils sont sortis à quelques mois d’écart, c’est pour annoncer le prochain projet des studios, The Avengers, qui sortira en 2012 et dans lequel on verra toute une équipe de bonhommes en armures et collants réunis, dont les deux zigotos précités.

A l’arrivée, Captain America est une bonne surprise contrairement au film de Kenneth Branagh, Thor. Réalisé par Joe Johnston, metteur en scène de Jurassic Park 3 et Wolfman, nous étions en droit de ne pas nous attendre à un excellent film. Et nous nous sommes bien plantés.

Bénéficiant d’effets spéciaux spectaculaires et de scènes d’action impressionnantes, ce First Avenger nous permet de découvrir le destin de Steve Rogers et son parcours avant de devenir le cogneur au bouclier. Ne lésinant pas sur l’humour, Johnston va même jusqu’à tourner en ridicule le capitaine, notamment lorsqu’il devient vedette de cabaret. Avant d’agir, l’homme devient un symbole, ce qui est le parcours inverse des héros habituels. Et c’est d’ailleurs la grande originalité du film. Représentant parfaitement le modèle de succès américain, Rogers devra subir avant sa consécration les brimades, les difficultés et les souffrances. Cela lui permettra de garder les pieds sur terre et de prendre les bonnes décisions. C’est ainsi qu’il deviendra le héros des américains et qu’il leur redonnera espoir durant la Seconde Guerre Mondiale, théâtre habilement utilisé et bien reconstitué.

Le casting est excellent. Johnston a bien su s’entourer. Chris Evans ne fait plus le pitre. Fini la Torche humaine des 4 Fantastiques. Il prouve, comme il l’avait fait chez Danny Boyle (Sunshine) qu’il est un acteur que l’on peut prendre au sérieux.

A défaut d’être un chef d’œuvre, Captain America est un excellent divertissement, se plaçant derrière la trilogie Spiderman ou les deux premiers X-Men mais loin devant Thor, Daredevil ou Elektra. Il permet de (re)crédibiliser certains artistes dans lesquels on ne croyait pas, ou plus.

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