Critique : Le Grand Bal – Tous en scène

Affiche du documentaire Le Grand Bal, sur lequel deux mains se croisent. Une scène de danse remplie apparaît au second plan.

Le Grand Bal emmène le spectateur au cœur d’un festival de danse qui se déroule chaque été en France, et auquel se joignent plus de 2000 personnes venues de toute l’Europe. Fervente participante de cet événement depuis 2003, la réalisatrice Laetitia Carton a souhaité en retranscrire l’énergie, ainsi que l’incroyable esprit de communion qui s’en dégage.

Ne suivant pas de trame narrative concrète, hormis celle du déroulé du festival, le documentaire réussit à immerger le spectateur dans une ambiance festive et chaleureuse, où le jour et la nuit se confondent. L’unique repère des participants est la danse, qu’ils ont la possibilité d’étudier la journée, avant de s’en donner à cœur joie en l’exerçant durant toute la soirée.

Photo tirée du documentaire Le Grand Bal, sur laquelle deux danseurs s'étreignent au cours d'une danse.

Dans les séquences où les danseurs se retrouvent sur scène, la réalisatrice parvient à capter des moments de grâce particulièrement touchants. Lorsqu’elle s’attarde sur deux partenaires en osmose totale, le spectateur est happé par leurs mouvements et souhaite, comme eux, que cet instant suspendu dans le temps dure encore quelques secondes de plus.

Laetitia Carton permet également de comprendre ce qui anime les participants, ce qui motive leur venue ou ce qui les effraie à l’idée de rentrer sur la piste. La cinéaste parvient à capter des échanges passionnants, durant lesquels les flirts et les amitiés naissent ou se consolident naturellement. De ces conversations émane toujours leur envie de se retrouver autour d’une pratique, au cours d’un événement souvent attendu avec impatience pendant le reste de l’année.

Image tirée du documentaire Le Grand Bal, sur laquelle deux mains se croisent sur une scène de danse. On sent que la caméra virevolte.

Pour mettre en valeur le bal et les personnes qui le font vivre, Laetitia Carton se concentre sur elles, réussissant ainsi à masquer des décors rudimentaires qui ne nuisent jamais à l’atmosphère accueillante du long-métrage. Le rythme des danses est quant à lui parfaitement retranscrit. À plusieurs reprises, le spectateur aurait presque envie de se lever pour y contribuer, mais préfère laisser faire ces experts à la bonne humeur extrêmement communicative. Rien que pour leur énergie solaire et la superbe façon que la réalisatrice a de les contempler, Le Grand Bal s’impose comme une très jolie surprise, aussi réjouissante qu’apaisante.

Le Grand Bal est disponible en DVD.

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