Critique : Snoopy et les Peanuts – Les copains d’abord

Poster du film Snoopy et Les Peanuts. Snoopy s'apprête à prendre une photo de tous ses amis et rit.

Pour la deuxième fois depuis leur première apparition en 1950, Charlie Brown et son fidèle compagnon débarquent en salles. Imaginé par Craig Schulz, fils du créateur de la bande-dessinée, le long métrage aurait pu n’être qu’une tentative de relance d’un univers qui s’est quelque peu essoufflé depuis la disparition de son inventeur. A l’arrivée, Snoopy et les Peanuts est l’une des agréables surprises de cette fin d’année, qui redonne à la fois le moral et propose quelques fulgurances visuelles.

Retrouver Charlie Brown, l’un des enfants les plus attachants du paysage de la bande-dessinée, ravira forcément les fans de Peanuts. Touchant, le garçon peine dans ce récit à déclarer sa flamme à l’une de ses camarades de classe qui vient de s’installer en ville. Nous suivons les mésaventures de ce héros au cœur énorme, maladroit et souvent victime des farces de ses amis. Parmi eux, la psychorigide Lucy, le philosophe Linus et l’intrépide Patty continuent de conseiller ou d’enfoncer le jeune Charlie qui traverse de nombreuses galères durant 1h30.

Photographie de Snoopy et les Peanuts, sur laquelle Snoopy et Charlie Brown s'apprêtent à se prendre dans les bras.

En parallèle, le spectateur découvre les rêves de Snoopy, qui retrouve sa machine à écrire et s’improvise aviateur et ennemi du redoutable Baron Rouge. C’est lorsque l’on pénètre dans l’imagination du chien que le film impressionne le plus visuellement. Le réalisateur Steve Martino reste fidèle aux traits de crayon de Schulz mais s’offre des envolées dans Paris et au-dessus de somptueux paysages sublimés par le relief.

Comme son maître, Snoopy fait lui aussi tout pour trouver l’amour. Charlie et Snoopy font face aux mêmes problèmes, l’un dans un monde banal, l’autre dans un univers fantastique et l’avancée des deux histoires se fait toujours avec cohérence. Martino alterne constamment entre humour et fantaisie. Cela confère au film d’animation un rythme aussi soutenu que celui de Shaun le mouton sorti plus tôt cette année. Le réalisateur va à l’essentiel, notamment lors des séquences à l’école où la vitesse est renforcée et où l’on pénètre aisément dans l’esprit d’un enfant. Parfaitement conçu pour les petits, le long métrage n’oublie jamais de rendre hommage au travail de Schulz.

Photographie du fim Snoopy et les Peanuts. Snoopy porte des lunettes de soleil et dans lors d'une fête. Ses amis sont autour de lui et l'encouragent.

Martino ne prend pas le temps de présenter chacun des personnages. Les amateurs retrouveront Charlie et Snoopy là où ils les ont laissés, tandis que les néophytes feront rapidement connaissance avec une galerie de protagonistes aux traits de caractère prononcés. En exposant ses enjeux très vite et en ne laissant aucune place aux fioritures, Martino nous familiarise immédiatement avec l’univers.

On retiendra également l’entraînante partition de Christophe Beck, capable du meilleur comme c’est ici le cas et dont les notes de piano enjouées s’accordent parfaitement aux images colorées. Snoopy et les Peanuts est le film idéal pour cette période de Noël, bourré de traits d’esprit s’enchaînant à toute vitesse. Récit d’amitié empli de tolérance sans être mielleux à l’image de certaines productions Disney, le long métrage de Martino parvient sans difficulté à relancer les aventures de Joe Cool et du touchant Charlie Brown. On attend la suite impatiemment.

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2 réponses à Critique : Snoopy et les Peanuts – Les copains d’abord

  1. Cinéphile dit :

    Les journaleux qui parlent à tort d’une première fois sur grand écran, à propos des Peanuts, n’ont visiblement pas étudié leur sujet ! Au cinéma, il y a déjà eu : Un petit garçon appelé Charlie Brown, film d’animation long métrage datant de 1969, avec une chanson du générique de la version française écrite et interprétée par Serge Gainsbourg…

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