Critique : Expendables 2 – L’étoffe des héros

Affiche du film Expendables 2 sur laquelle nous retrouvons tout l'impressionnant casting mené par Sylvester Stallone dans un décor enflammé.

C’est probablement le blockbuster que l’on attendait le plus cette année. C’est sûrement l’un des meilleurs castings de l’histoire du cinéma. C’est assurément un film qui a sa place dans le Top 250 IMDB et qui mériterait d’entrer dans la liste prestigieuse de l’American Film Institute. C’est The Expendables 2, et même si on a peut être exagéré, ça reste la bombe de l’été qui vous procurera votre dose de testostérone, de high kick et de fusillades pour les 5 ans à venir.

Après la mort de l’un des leurs, l’unité spéciale est bien décidée à se venger. Ils se mettent à la poursuite de Jean Vilain, terroriste en possession d’une quantité considérable de plutonium. Pour les aider à lui foutre une raclée, les Expendables seront aidés de quelques vieux mercenaires, de loups solitaires et de Maggie, une envoyée de la CIA très coriace.

Vous l’aurez compris, le scénario de ce deuxième opus est assez naze et n’est que le prétexte d’un enchaînement de scènes d’action toutes plus jouissives les unes que les autres. D’ailleurs, le long métrage commence très fort et Simon West (Les ailes de l’enfer), dont on n’attendait absolument rien, réussit à mettre en scène des séquences lisibles et équilibrées entre les différents personnages. Durant tout le film, il n’y aura aucun temps mort et l’on sort de la salle conquis, charmés par la générosité de l’œuvre.

Photo d'Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis et Sylvester Stallone tirant sur des ennemis côte à côte dans Expendables 2 de Simon West.

West sait qu’il a une horde de fans exigeants et gourmands. Et ils ne seront pas déçus. Le réalisateur provoque l’attente de l’arrivée de Van Damme, de Norris et du duo Schwarzenegger/Willis et l’on finit par penser qu’ils ne seront pas là assez longtemps. Rassurez-vous, malgré le très (trop ?) grand nombre de personnages, chacun bénéficie d’une séquence ou d’une réplique à sa hauteur. Le second degré est beaucoup plus présent que dans le premier opus et c’est un régal de constater que les acteurs ont avant tout pensé à leurs spectateurs et ont su mettre de côté leur égo. L’apparition de Chuck Norris est déjà culte, le jeu cabotin de Van Damme est parfois lourd mais l’on voit tout de suite qu’il s’est éclaté. Malgré sa mélancolie toujours présente, Stallone, l’Expendable N°1 du cinéma d’action, ne délaisse jamais l’humour et le voir défourailler aux côtés de John McClane et Terminator, c’est une image qui relève du pur fantasme.

Tourné dans les pays de l’est, Expendables 2 semble avoir été construit à la manière d’un DTV de Van Damme ou de ce bon vieux Steven Seagal, absent car il s’est malheureusement noyé dans sa piscine de nouilles. Evidemment, les moyens sont beaucoup plus gros mais West nous offre un film à l’ancienne, qui, dans sa volonté de ressusciter un cinéma d’action artisanal, s’avère supérieur à son prédécesseur. Pour le reste, impossible de dire si l’on préfère ce deuxième épisode car malgré les soucis de réalisation du premier, nous avions adoré cette présentation de personnages qui n’existent pratiquement plus sur grand écran.

Quand on voit les prochains projets de Stallone (Du plomb dans la tête) ou Schwarzenegger (The tomb, The last stand), on se dit que la franchise a su renouveler un genre qui était en perdition au début des années 2000 (rappelez-vous D-Tox, Dommage collatéral ou même Die Hard 4). Et c’est une très bonne nouvelle. Expendables 2 est loin d’être parfait mais envoie balader facilement des blockbusters comme Total Recall ou Abraham Lincoln, chasseur de vampires. Il est quasiment impossible de ne pas prendre son pied devant un tel déluge de fun et d’action. On vous le recommande grandement.

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