Critique : Friends with kids – L’arnaque

Affiche du film Friends with kids réalisé par Jennifer Westfeldt sur laquelle les personnages principaux sont assis à la table d'un restaurant.

Les afiches de comédies romantiques, ce n’est pas toujours la joie. On se rappelle du poster de l’immonde Mais comment font les femmes ? qui mettait en avant l’anorexique Sarah Jessica Parker (Sex and the city) devant un fond vert ou celui de Ce que pensent les hommes, doté d’une pilule en forme de cœur sur laquelle était écrit « Appelle moi ». Aujourd’hui, avec Friends with kids, ce sont des cases à cocher. On fait dans l’originalité et le spectateur comprend vite autour de quoi va tourner le long métrage. Peut-on garder sa vie de couple intacte lorsqu’on a des enfants ? Est-il possible de conjuguer vie sexuelle et éducation des mioches ? C’est à ces questions que tentera de répondre l’actrice-réalisatrice-scénariste Jennifer Westfeldt, inconnue en France que vous avez déjà pu croiser dans la série 24.

Jason et Julie se connaissent depuis toujours et passent régulièrement des moments avec leurs amis qui ont tous des enfants. Un jour, les deux ont une idée. Ils décident de devenir parents ensemble et de se partager la garde du futur nouveau-né. En effet, puisqu’ils ne sont pas en couple, ils n’auront pas à subir toutes les contraintes de la vie commune et pourront assumer leurs responsabilités tout en gardant leur liberté.

Qu’est ce qui a bien pu nous attirer vers cette comédie réchauffée qui n’apporte rien au genre ? C’est tout simplement le casting très alléchant, qui contient pas mal de comédiens que vous avez pu apprécier dans l’excellente surprise Mes meilleures amies. En effet, Jon Hamm, Maya Rudolph, Chris O’Dowd et Kristen Wiig sont de la partie mais on préfère vous prévenir, ils ne sont présents qu’un quart du film. Leurs personnages sont très mal développés et le potentiel comique de chacun est inexploité. Jennifer Westfeldt, qui porte le projet, a préféré se concentrer sur son rôle et celui de son compère, l’excellent Adam Scott (Frangins malgré eux). Cependant, l’actrice complètement retapée au botox est insupportable et son omniprésence finit par nous irriter. Les meilleures vannes proviennent de Scott, qui tente d’apporter un second degré à cette œuvre plate et bourrée de clichés.

Photo d'Adam Scott et Jennifer Westfeldt dans le film Friends with kids. Dans un appartement, les deux acteurs rient avec des amis. Scott porte un bébé alors que Westfeldt boit un verre.

Westfeldt tente de mettre en scène une comédie dans l’ère du temps, flirtant avec l’humour féminin qui faisait le charme de Mes meilleures amies mais elle n’y arrive jamais, se laissant emporter par la mièvrerie habituelle. On retiendra cependant une scène durant un repas assez intéressante, dans laquelle tous les protagonistes sont réunis pour un affrontement tendu. Edward Burns (Il faut sauver le soldat Ryan), acteur has been mais non dénué de talent et Megan Fox (Tranformers), qui tente une reconversion dans l’humour depuis un moment, sont également là, mais leur présence est plus anecdotique qu’autre chose.

Friends with kids est pratiquement aussi naze que son poster et est une œuvre ruinée par sa créatrice, sorte de sous Sarah Jessica Parker que l’on n’espère pas revoir de sitôt. Le pire est qu’elle se place tout à droite l’air de rien sur son affiche pour mettre en avant ses potes qui n’ont été engagés que pour attirer un public qui s’attendait à bien autre chose.

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