Critique : Humains – Qui sont-ils ? Mystère, en tout cas ils sont drôles

Affiche d'Humains sur laquelle la bande d'acteurs marche dans la forêt en pleine montagne.

Dernièrement j’avais envie de regarder une bonne comédie, un film qui vous fend la poire, vous donne la pêche, dans lequel vous connaissez tous les dialogues par cœur mais vous n’êtes jamais lassés et vous riez toujours autant de bon cœur. Evidemment j’aurais pu revoir The Party ou l’un des deux OSS 117 qui me plieront probablement toute ma vie mais j’ai décidé de revoir Humains. Et là, la question arrive : C’est pas un film d’horreur Humains ? Si, mais pas vraiment.

Pour vous le prouver, évoquons une séquence. Celle qui vient juste après le générique de début se voulant terrifiant dans laquelle une femme tente d’échapper d’une grotte avant de pousser un cri. Dès le commencement, le ton est donné, le spectateur se dit que ça pourra peut être fonctionner d’autant plus que l’on aime voir de jeunes réalisateurs français tenter des expériences dans le film de genre.

Mais revenons en à cette séquence. Un homme est dans un ascenseur, de dos. Il s’impatiente, l’air pressé. Ses cheveux longs coiffés en arrière et tombant sur ses larges épaules nous laissent penser qu’il s’agit du héros, un « humain » dur et fort qui n’hésitera pas à révéler son caractère bad ass devant ces mystérieuses créatures. Après le plan sur cet homme, nous découvrons le grand Phillippe Nahon parler de paléonthologie. Tout de suite, on pense à des dinosaures, à Jurassic Park. Atteindrons-nous la puissance de Spielberg ? Malheureusement non et on lorgnera plus vers le niveau de 10 000 de Roland Emmerich.

Retour sur l’individu de l’ascenseur. Nous découvrons son visage. C’est Lorànt Deutsch !! On apprécie l’acteur, mais dans des drames ou des comédies, pas dans des films d’horreur. Ca promet. Et Lorànt avance, serein, passe devant la Tour Eiffel mais ne la regarde pas. Il lui en faut plus pour l’impressionner, nous disons-nous. Puis on réalise que la mise en scène veut nous dire que l’action se déroule à Paris. Ca doit sûrement être du sérieux alors, leurs recherches. Le héros se met à courir, voit Nahon, lui tend ses dossiers mais trébuche. A ce moment précis, toute la crédibilité s’envole, et l’on sait que l’on assiste à une perle. De la comédie française, digne des meilleurs Audiard. En atteste ce précieux dialogue, qui n’a pas vraiment de sens sans le jeu de Deutsch : « Ah merde ! Papa ! Appelle une ambulance ! J’me suis déboité le genou ». Il faut dire qu’il vient de louper une marche. Solide l’aventurier. Mais que diable ira-t-il faire dans cette galère ?

Photo de Lorant Deutsch hystérique devant un ordinateur.

La suite, nous vous laisserons la découvrir. A noter que le film est sur Youtube, ça évite une trop lourde quête dans les rayons de la Fnac. Humains, avec toutes ses bonnes intensions, est raté. Pas de suspense, pas vraiment de gore, des acteurs mal exploités, la mécanique ne fonctionne pas. Malgré tout, le cinéma de genre français est en bonne évolution, et l’on espère que de nombreux metteurs en scène comme Julien Maury, Alexandre Bustillo, Xavier Gens et bien d’autres continueront à œuvrer pour sa progression et sa reconnaissance dans les prochaines années.

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Une réponse à Critique : Humains – Qui sont-ils ? Mystère, en tout cas ils sont drôles

  1. Tibor Kovacs dit :

    Cette scène mériterait qu’on crée le César de la meilleure scène d’ouverture. Voire l’Oscar? Un classique du cinéma français, parfaitement retranscrit dans cette critique.

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