Critique : La Vie est Belle – Let it snow

Affiche de La Vie est Belle de Frank Capra sur laquelle James Stewart porte Donna Reed.

Dans It’s a Wonderful Life, Frank Capra, figure phare du cinéma américain des années 1930, traite des valeurs familiales universelles, non sans une certaine noirceur. Produit par sa société Liberty Films en 1946, le réalisateur choisit pour le rôle principal James Stewart, légende du 7ème art que l’on ne présente désormais plus.

L’histoire du film ? A la veille de Noël, George Bailey veut se suicider, déprimé par sa vie. Mais la ville de Bedford Falls prie pour lui. Et ses prières seront exaucées puisque les « cieux » lui envoient Clarence, un ange qui n’a pas encore ses ailes, pour le sauver. Mais avant d’arriver sur Terre, Clarence revoit toute la vie de notre héros…

James Stewart, tout juste revenu de la guerre, interprète merveilleusement ce George Bailey. L’acteur a même affirmé que c’était le rôle qu’il a le plus aimé interpréter. Trempé d’un caractère aventurier dès son plus jeune âge, George va être contraint de reprendre l’affaire familiale contre son gré. Il va donc vivre une vie qu’il ne souhaitait pas à la base, en travaillant dans un bureau dans sa ville natale. Il trouvera tout de même l’amour en la personne de Mary Hatch, jouée par la talentueuse mais trop peu exploitée Donna Reed.

Le réalisateur alterne subtilement moments de bonheur, de frustration et de peur profonde. Il évoque des sujets tabous aux Etats-Unis : la dépression et le suicide. Le film n’en reste pas moins très humain et le jeu des acteurs y est pour beaucoup.

Photo de James Stewart et Donna Reed regroupés avec leur famille au pied du sapin de Noël dans le film Frank Capra.

Capra a beaucoup mis dans ce film, notamment en exploitant au maximum les capacités cinématographiques d’un studio de cinéma, allant jusqu’à bâtir entièrement la ville de Bedford Falls (16000m2).

Echec commercial notoire, It’s a Wonderful Life connût sa renommé au fil des ans. Diffusé chaque année durant la période de Noël dans tous les Etats Unis, le film est aujourd’hui considéré comme l’une des meilleures œuvres cinématographiques de tous les temps.

Have Yourself a Little Merry Christmas.

Guillaume Prévost.

Ce contenu a été publié dans Back to the Past. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *