Critique : Là Haut – Le summum de l’animation

Affiche du film Là-Haut réalisé par Pete Docter et Bob Peterson. Une maison vole dans le ciel à l'aide de milliers de ballons accrochés à la cheminée.

Vous l’avez peut être remarqué en vous baladant sur le site, nous aimons beaucoup Là Haut. Sa maison volante accrochée à des ballons, ses chiens qui parlent, cette histoire d’aventuriers qui partent vers l’inconnu pour assouvir leur soif de découverte… Le dessin animé contient tout ce qu’on apprécie chez Pixar et parvient à allier des qualités visuelles impressionnantes à un scénario accessible à absolument tout le monde qui touchera aussi bien les grands que les petits. D’ailleurs, vous avez sûrement dû fondre lors de la séquence dont nous allons vous parler la première fois que vous avez vu le film.

Les premières minutes sont merveilleuses. Nous découvrons deux enfants irrésistibles qui se rencontrent par hasard lors de l’une de leurs expéditions et se lient d’amitié immédiatement. Elle est bavarde et spontanée. Lui est timide et réfléchi. Ils tombent amoureux et se promettent une vie pleine de voyages. Malheureusement les tracas s’enchaînent et leur envol est retardé. Il le sera à jamais lorsqu’ils apprennent qu’elle est  malade. Il se retrouve seul, désenchanté avec ses souvenirs pour seuls compagnons.

Photo du film Là Haut sur laquelle Carl et Ellie sont allongés dans l'herbe et contemplent le ciel.

C’est ainsi que débute Là Haut et le spectateur est pris de court, se prend une claque en pleine tronche et se demande comment il réussira à retrouver le moral pendant l’heure et demie qui reste. Et pourtant, c’est avec un large sourire que nous terminerons ce petit bijou qui jongle parfaitement avec les émotions. Pixar nous offre l’une des plus belles histoires d’amour de ces dernières années. En dix minutes, à l’aide de scènes de la vie quotidienne et de la sublime musique de Michael Giacchino, grand habitué de l’animation (Les indestructibles, Ratatouille), le studio nous retourne de la même manière que certains films romantiques, à l’image des récents Blue Valentine ou De rouille et d’os. Emouvoir avec une telle simplicité sans tomber dans le pathos, c’est très dur. Et le plus fort, c’est que quelques instants plus tard, nous explosons de rire lors de l’arrivée de Russell, sidekick attachant et très drôle qui ne souffre jamais du syndrome Jar Jar Binks dans lequel il aurait facilement pu tomber.

Là Haut est un film qu’il faut absolument se procurer rien que pour cette magnifique séquence. Et pour le reste bien sûr, car l’œuvre nous emmène dans des contrées lointaines dangereuses et fascinantes, aux côtés de deux protagonistes géniaux qui n’ont pas fini de vous tordre de rire. Il faut reconnaître que lors de notre premier visionnage, nous ne nous attendions absolument pas à la tournure que le long métrage allait prendre. Tout comme dans Wall E, Toy Story 3 ou le récent Rebelle, que vous devez aller voir en salles car il aborde très bien le sujet de la famille. Si nos attentes sont aussi grandes à chaque nouveau dessin animé, c’est que le studio nous a habitués à un niveau d’excellence inégalé qu’il est le seul à pouvoir surpasser. Il n’y a pas à dire, les types qui bossent là bas sont des génies.

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