Critique : La part des anges – Braveheart

Affiche du film La Part des Anges de Ken Loach. Il s'agit d'un dessin sur laquelle trois personnes sont reliés les unes aux autres autour d'un tonneau et roulent sur une colline.

Robbie est une petite frappe de Glasgow qui peine à joindre les deux bouts. Lorsqu’il est condamné à des TIG pour avoir terminé une bagarre, il fait la rencontre d’Harry, son éducateur avec qui il se lie d’amitié très rapidement. Ce dernier lui fait découvrir sa passion, le whisky. Petit à petit, Robbie commence à maîtriser le sujet et réussit à se créer une opportunité qui pourrait lui permettre de démarrer une nouvelle vie avec sa femme et sa fille.

Comme souvent, Ken Loach se penche du côté de la classe populaire. Pourtant, La part des anges n’a pas la noirceur du Vent se lève. Son film est plutôt à rapprocher du côté de Looking for Eric qui alliait très bien une intrigue développée et captivante à un propos social et un humour subtil toujours bien utilisé. Il en est de même pour La part des anges. Le spectateur se laisse porter par un scénario original qui l’emmène la où il ne s’y attend pas et lui réserve de jolies surprises que nous nous gardons de vous dévoiler. Le rythme est équilibré, les enjeux dramatiques très bien amenés et le public est dedans jusqu’au joli final, qui vous filera probablement la banane.

Photo des quatre personnages principaux de La Part des Anges de Ken Loach posant devant l'objectif en kilt et avec leurs bagages.

En nous plongeant dans l’univers du whisky, Loach parvient à faire émaner des odeurs, des sensations et toute la partie axée sur le domaine est passionnante. Nous parcourons les paysages magnifiques de l’Ecosse avec une bande de trublions très attachants et interprétés par des comédiens inconnus mais parfaits. Drôles, émouvants, les acteurs portent La part des anges avec brio et Loach prouve encore une fois qu’il sait diriger des amateurs sans problème.

Malheureusement, le message est toujours le même et c’est à ce niveau que le bât blesse. Même s’il n’épargne personne et que le résultat est légèrement amoral, Loach nous sort le refrain habituel, celui de Sweet Sixteen ou Bread and roses. Certes, il est tout à fait honorable mais déjà vu et l’auteur finit par tourner en rond puisqu’il a déjà évoqué de nombreuses fois les difficultés d’intégration et les conditions de vie de la classe populaire. Ken Loach fait du Ken Loach et l’originalité n’est pas toujours son truc.

Malgré ce petit défaut, La part des anges est tout de même un long métrage extrêmement sympathique qui constitue l’un de nos coups de cœur de ces derniers mois. Le cinéaste anglais n’a rien perdu de son talent et signe une comédie rafraîchissante. Il ne lui reste plus qu’à changer de discours ou à adopter une légèreté totale afin de ne pas lasser certains spectateurs qui trouveront probablement La part des anges trop mièvre ou démago.

Ce contenu a été publié dans Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *