Critique : Le Stratège – L’art de la perte

Affiche de Le Stratège de Bennett Miller sur laquelle Brad Pitt est dans un gradin et se retourne en souriant.

Le baseball et le football américain, sont des sports sacrés des Etats Unis. En toute logique, de nombreuses adaptations cinématographiques les ont abordés comme le nouveau film mettant en vedette Brad Pitt. Cependant, à l’instar de l’Enfer du Dimanche (1999) réalisé par Oliver Stone, il préfère en explorer les coulisses plutôt que le jeu. C’est ce qui le rend particulièrement passionnant.

Billy Beane, manager du club en chute libre des Oakland A’s, décide de revoir sa stratégie suite au départ de trois de ses meilleurs joueurs. Il  engage le jeune économiste passionné par le sport Peter Brand incarné par le génial Jonah Hill vu jusqu’ici dans de nombreuses productions de la bande Apatow (Supergrave, En cloque mode d’emploi). Ensemble, ils vont établir une nouvelle méthode de recrutement des joueurs, basée sur des statistiques. Mais encore une fois, les défaites vont s’accumuler et Billy va devoir trouver une solution pour se dépatouiller.

La grande qualité du film est qu’il ne s’adresse pas qu’aux amateurs de coups de battes. En effet, la relation entre nos deux personnages principaux est particulièrement touchante et durant toute la durée de l’œuvre, le spectateur continue à croire en eux malgré leur poisse.

Là ou l’Enfer du Dimanche portait un regard sombre et violent sur l’univers du football américain, Le Stratège préfère nous convaincre en utilisant les grands sentiments, propres aux films hollywoodiens, ce qui en agacera surement certains.

Mais la prestation de Brad Pitt dans ce rôle d’ancien joueur qui a donné sa vie pour son sport et l’amour que le réalisateur et les scénaristes portent à leur sujet parviennent largement à nous séduire.

Même s’il n’échappe pas à certaines longueurs et qu’il n’est pas vraiment original (syndrome du film « tiré d’une histoire vraie »), ce Stratège est à ranger aux côtés des bonnes adaptations « baseballiennes » comme Le Meilleur (1984) ou Jusqu’au bout du rêve (1986).

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2 réponses à Critique : Le Stratège – L’art de la perte

  1. J’ai hâte de voir Jonah Hill dans un nouveau registre !

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