Critique : Les Infiltrés – Watch the Throne

Affiche du film Les Infiltrés sur laquelle nous découvrons les visages des trois personnages principaux à travers les lettres du titre.

Décidément, Leonardo DiCaprio est drôlement présent par ici cette semaine. Mais si nous abordons Les Infiltrés de Martin Scorsese, ce n’est pas spécialement pour lui mais plutôt parce que le chef d’œuvre est la deuxième œuvre après The Town mettant en avant Boston, ses criminels et ses flics.

Débutant sur vingt minutes d’introduction magistrales nous présentant les deux personnages principaux, leur environnement et leur ascension dans des milieux plutôt opposés, la pègre et la police, The Departed commence très fort. Dès l’entrée, Marty prouve qu’il revient au genre dans lequel il est le meilleur, le film de gangsters.

Remake de l’excellent Infernal Affairs, thriller hong-kongais dont les forces principales étaient le suspense et l’action, le film repose plus sur le développement en profondeur des personnages. Scorsese est un excellent directeur d’acteurs et encore une fois, il est entouré de pointures. DiCaprio trouve sûrement l’un de ses meilleurs rôles. Dans la peau d’un flic infiltré tourmenté, il boit des jus de groseille et casse des nez à coups de porte-manteaux. Matt Damon, mafieux intégré dans la police, réussit à être détesté par le spectateur. Enfin, Jack Nicholson joue à merveille le criminel plutôt sanglant et obsédé par sa quéquette.

Que du beau monde pour un film puissant, nerveux avec de réels moments de tension. Les deux rats se cherchent et se cachent, toujours à l’affut et prêts à n’importe quelle trahison. Les personnages secondaires ne sont pas mis de côté (Mark Wahlberg, Martin Sheen, Alec Baldwin) et tous ont droit à leur moment fort.

Scorsese s’amuse dans sa mise en scène et en profite pour intégrer sa playlist préférée. En s’intéressant aux irlandais, à l’instar de Gangs Of New York (2002), l’italo-américain signe un film passionnant, la plus aboutie des trois œuvres bostoniennes que nous abordons (The Town, Gone Baby Gone). Même en présence de concurrents sérieux, le maître prouve qu’il n’est pas encore prêt à quitter son trône.

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