Critique : OSS 117 – Rio ne répond plus – L’espion qui venait du pays des 400 fromages.

Affiche du film OSS 117 de Michel Hazanavicius qui présente les personnages principaux sur un montage photo. Jean Dujardin est bien sûr au centre de l'affiche, assis, souriant et tenant une arme.

Avant de commencer, il faut savoir qu’il nous a été très dur de choisir une unique scène de ce film qui, même s’il connaît quelques baisses de rythme, est rempli de séquences cultes du début à la fin. On aurait pu prendre le passage des boules de Noël, le « technologie américaine ! » lancé par Pierre Bellemare, les fameux « Habiles… » qui combleront vos conversations lorsque vous ne saurez plus quoi dire ou encore la réplique « Mais qui peut bien en vouloir à Carlotta ? ». Tout le monde a son passage préféré de la saga OSS 117. Cela peut être une expression faciale, un mouvement de Dujardin ou encore une confrontation mythique qui démontre toute la stupidité magnifique de notre agent secret qui surpasse aisément les James Bond, Jason Bourne et autres pointures du métier.

A défaut d’être originale, la séquence sélectionnée a le mérite d’être efficace et de faire mouche à chaque visionnage. Cet abruti d’Hubert Bonnisseur De La Bath, ou plutôt Noël Flantier dans le cas présent, débarque à Rio Janeire pour récupérer un mystérieux microfilm à un ancien nazi. A peine arrivé, il monte dans un taxi pour aller s’installer à l’hôtel. Mais le chinois au volant est en vérité un ennemi qui lui tend un guet-apens. Après la très poétique réplique « Tou va mourhi, Odédé dans dix dettes », le vilain bridé est abattu par un homme, et pas n’importe lequel. Ce type, interprété par un acteur à qui nous avions voulu rendre hommage dans la critique de ce chef d’œuvre, c’est Bill Tremendous, espion de la C.I.A en poste au Brésil.

A partir du moment où De La Bath pénètre dans le véhicule dans Bill, c’est le festival. En deux minutes, nous avons droit à un condensé de tout ce qu’on aime de la saga. Répliques racistes, fous rires légendaires, plus longue insulte du cinéma et un Jean Dujardin magistral, au sommet de son art et surtout au summum de sa connerie, qui débite les débilités à toute allure sans s’en rendre compte tout en amusant bien son interlocuteur trempé à cause de cette poutain chaleur.

En vous présentant cette scène, on a un peu l’impression d’être Christophe Dechavanne en train de vendre ses bêtisiers de beaufs. Car dans le fond, cette présentation n’a pas vraiment d’utilité. En effet, il y a deux situations possibles. Soit vous avez déjà vu le film et vous perdez votre temps à lire au lieu de cliquer directement sur la vidéo. Soit vous n’avez jamais vu cette comédie et nous venons de vous foutre en l’air le premier quart d’heure. Mais rassurez-vous, il faudrait écrire une thèse pour analyser tous les gags du long métrage et ce court passage n’est pas le meilleur, seulement notre favori.

Et vous, quelle est votre scène préférée des deux épisodes d’OSS 117 ?

Ce contenu a été publié dans Recadrage. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Critique : OSS 117 – Rio ne répond plus – L’espion qui venait du pays des 400 fromages.

  1. Heinrich, un postiche ? dit :

    Moi, mes moments préférés sont la première 1h40 du premier et la première 1h40 du deuxième.
    « Oh, Armand, je vous laisse, il y a un nazi dans la salle. Ah, non ! C’est Heinrich, c’est mon ami… »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *