Critique : Our Idiot Brother – Let The Sunshine In

Affiche du film Our Idiot Brother sur laquelle Paul Rudd est affalé sur un canapé avec ses trois soeurs gênées et serrées.

Ned est un type vraiment cool. Un vendeur de légumes avenant, sympathique et toujours prêt à rendre service. Le genre de mecs avec qui tu as l’impression que c’est tous les jours l’été, qui appelle son chien Willie Nelson. Il est tellement cool qu’il n’hésite pas à vendre quelques grammes d’herbe à un policier qui a passé une mauvaise semaine. Victime de sa naïveté mais aussi de sa bêtise, Ned se retrouve en prison. A sa sortie, il devra demander à ses sœurs, complètement différentes de lui, un peu d’aide. Les ennuis commenceront pour chacune d’elles.

Photo de Paul Rudd tendant le pouce avec le sourire à d'autres protagonistes dans le film Our Idiot Brother.

Sortie l’année dernière aux Etats Unis, Our Idiot Brother ne bénéficie toujours pas d’une distribution française. C’est bien dommage, car même s’il ne révolutionne en rien le genre, c’est un feel-good movie attachant, drôle et loin d’un humour hexagonal parfois pathétique. On y découvre un Paul Rudd magistral en sosie du Big Lebowski dans un personnage tendre que les autres n’arrivent pas à suivre, tant sa sincérité et sa gentillesse sont grandes.

Ses sœurs sont interprétées par trois excellentes actrices : Elizabeth Banks (Zack et Miri font un porno, Les trois prochains jours), Zooey Deschanel (New Girl, 500 jours ensemble) et Emily Mortimer (Shutter Island, Match Point). Entre la cocue coincée, la trentenaire victime du syndrome « le boulot et rien d’autre » et la plus jeune infidèle, elles sont toutes dotées d’une personnalité forte. Elles vivent dans le mensonge et ne comprennent pas la simplicité de leur frère. Le scénario évite les lourdeurs dans lesquelles les situations de chacun auraient pu le pousser et c’est ce qui rend tous les personnages irrésistibles et très bien construits. Les rôles secondaires ne sont pas sous-exploités, et tous trouveront leurs beaux passages dans le long métrage qui n’est pourtant pas très long (1H25) à l’image de Rashida Jones (I Love You Man) et Adam Scott (Frangins malgré eux).

La durée du film est également un point fort puisque tout avance très vite, sans temps mort. Malheureusement, c’est aussi un petit défaut car l’on regrettera une fin légèrement bâclée, qui arrive très vite et laisse le spectateur sur sa faim.

Avec son message ultra positif, Our Idiot Brother est une agréable surprise qui donne le sourire et qui ne dégouline pas de bons sentiments. On espère qu’il parviendra à se faire une place en salles, il le mérite.

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