Critique : Raiponce – Disney a-t-il encore sa place dans le monde du dessin animé ?

Affiche du film Raiponce sur laquelle nous retrouvons l'héroïne côte à côte avec lautres personnages dans la forêt, prêts à combattre.

Tout le monde aime au moins une production Walt Disney. Mais au début des années 2000, la recette ne fonctionnait plus vraiment. Préférant se reposer sur les génies de Pixar, le studio enchaînait depuis près de dix ans des suites destinées au Direct to vidéo franchement inutiles (Le roi lion 3, Mulan 2), et des longs métrages qui manquaient réellement d’originalité et surfaient sur les tendances de l’animation (The wild, Volt). Fin 2009 sortait La princesse et la grenouille qui mettait de côté le relief et renouait avec la tradition du dessin artisanal qui a fait les grands jours de Disney. On sentait une envie de renouveau, de retour aux sources à travers cet hommage aux meilleures œuvres de princesses teinté d’une ambiance jazzy qu’offrait le cadre de la Nouvelle Orléans. En 2010, c’est Raiponce qui débarquait dans les cinémas pour enchanter les petites filles aux rêves de couronne et de Prince charmant.

Raiponce est avant tout un titre et un prénom qu’on ne saisit pas. Il doit sûrement y avoir un jeu de mot avec l’appellation de cette blonde sympathique, mais impossible de trouver. Ca va faire deux ans qu’on se pose la quaistion, alors si vous avez une idée, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire. C’est ensuite l’une des pires accroches du cinéma d’animation. « Un cheval, des cheveux ». Le service marketing Disney de France a sans doute signé un contrat avec Patrick Bosso pour qu’il les aide à trouver des slogans.

Photo de Pascal dans Raiponce qui, sur la tête de l'héroïne, semble mettre en garde un autre personnage.

Mais c’est aussi une aventure réjouissante, dans laquelle notre héroïne, dont la chevelure permet la régénération, est gardée enfermée par une mère tyrannique qui n’a aucune envie de partager le pouvoir de la jeune fille. Seulement, plus les années passent, plus Raiponce a envie de découvrir le monde extérieur et plus particulièrement l’envolée des lanternes qui survient chaque année le soir de son anniversaire. Lorsque le voleur Flynn Rider débarque dans sa tour secrète pour se réfugier, le voyage peut commencer.

Alors évidemment, c’est toujours la même chose. Raiponce ne finira pas mère célibataire suite à la mort par pendaison de Rider, vous vous en doutez. Mais le dessin animé parvient à susciter un véritable plaisir grâce à ses sidekicks (compagnons des héros) irrésistibles. Un caméléon qui se prénomme Pascal et fait la tête de De Niro, ça ne peut qu’être bon présage. Le cheval Maximus, l’esclave qui devint gladiateur, est probablement l’un des animaux les plus drôles vus dans les films d’animation ces dernières années. La princesse, qui utilise sûrement Pantene Pro V, est nunuche mais loin d’être insupportable. Ses dialogues avec l’aventurier n’hésitent parfois pas à rompre avec la mièvrerie habituelle et c’est tout ce qui fait le charme de Raiponce. Même s’il reste totalement classique dans son fond comme dans sa forme, le film n’hésite pas à proposer un certain décalage qui nous aide à supporter toute la naïveté de l’ensemble, présente avant tout dans les chansons assez banales. Certains passages comportent de belles envolées de mise en scènes et les dessins sont sublimes, malgré les traits carrés des personnages. Pas besoin d’acheter le Blu Ray en 3D pour le coup, elle est réellement inutile.

Photon de Maximus, le cheval de Raiponce qui affiche un air très énervé.

Moins long et plus réussi que La princesse et la grenouille, Raiponce prouve une nouvelle fois que les studios Disney ont su revenir avec succès à ce qu’ils savent faire de mieux tout en y ajoutant une petite touche de fraicheur qui aide à faire passer la pilule. Même s’ils sont toujours très loin du niveau de Pixar dont on attend avec impatience leur prochain bébé Rebelle, les films Disney restent un plaisir à regarder qui, on l’espère, donnera envie à la nouvelle génération de découvrir les œuvres qui ont fait la gloire du studio.

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4 réponses à Critique : Raiponce – Disney a-t-il encore sa place dans le monde du dessin animé ?

  1. Odeline dit :

    Raiponce est la traduction du titre du roman « Rapunzel » écrit par les frères Grimm. Une raiponce est une espèce de campanule qui se mange en salade, regarde la photo d’une campanule, et regarde la fleur dans Raiponce.
    Donc je suppose qu’ils ont pris le nom de cette fleur pour le nom de la princesse qui à ses cheveux « fleur aux pétales d’or ».

    Ca répond à ta question depuis deux ans ?

  2. Trés bonne opération pour Disney qui s’est racheté à la fois un public de princesses de moins de 8 ans et un panel plus adulte grâce au côté décalé du film.
    L’ayant vu au cinéma, je ne me ouviens pas d’un apport majeur de la 3D comme bien souvent d’ailleurs…

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