Critique : Real Steel – The Eye of a Robot

Affiche du film Real Steel sur laquelle un robot sur un ring de boxe se sert des cordes pour se relever.

Depuis quelques années, Danny Elfman a enchainé des bandes originales réussies (Big Fish, The Kingdom) et d’autres beaucoup moins (Terminator Renaissance, Notorious). Cet écart de qualité entre ses scores venait peut-être d’un manque d’imagination, ou de motivation.

Cela dit, ces deux dernières années, Elfman nous a apporté des B.O. qui raviront les fans de la première heure mais également les plus novices qui s’intéressent à lui.

Le premier coup de poing en date : Alice In Wonderland. La partition du film de Tim Burton, qui lui pourrait être critiqué sous certains aspects, est magnifique. Elle est certainement l’une des plus belles créations que Danny ait réalisé avec son réalisateur fétiche : thème puissant, variations saisissantes, narration musicale, tout y est.

Le deuxième choc fut Les Trois Prochains Jours, film de Paul Haggis. Pour ce thriller porté par Russell Crowe, Elfman saisit une plume imaginative, inspirée. Les orchestrations deviennent moins morbides que d’habitude, le compositeur faisant une utilisation orchestrale intelligente. Il utilise davantage les instruments à cordes, retrouvant une vivacité lyrique qu’il avait perdue.

Et Real Steel alors ? Banco. Danny Elfman choisit intelligemment de ne pas renier les musiques de films sportifs. Bien au contraire, il les écoute, s’en inspire tout en y ajoutant sa patte. Les films de sports et leur nature spirituelle viennent des Etats-Unis. Entre Les Rocky, Hoosiers ou The Natural, le choix est large.

Danny Elfman fait le choix de rendre hommage aux anciens films avec une orchestration contemporaine. Ainsi, Bill Conti pour Rocky ou Jerry Goldsmith pour Hoosiers sont des influences majeures. Mais au fil de l’écoute nous vient une autre influence, qui signe un renouveau de créativité chez Elfman.

Il s’agit de Explosions in the Sky, groupe de musique rock électro qui avait écrit la musique du film de Peter Berg Friday Night Lights ainsi que la série du même nom. Et le morceau « Charlie trains Atom » nous confirme nos dires.

Une musique a écouter pour sentir de nouveau ces thèmes réjouissants et émouvants qui nous font frissonner.

Danny Elfman est bien de retour pour le bonheur de tous.

Guillaume Prévost

Ce contenu a été publié dans Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *