Critique : The Ledge – Il est né le divin enfant

Affiche du film The Ledge sur laquelle nous découvrons les photos des quatre personnages principaux. Charlie Hunnam et Liv Tyler s'embrassent.

Rebaptisé Au bord du gouffre pour sa sortie en VOD et DVD, The Ledge est un petit thriller indépendant américain qui n’aura pas de distribution en salles. Décidément, les sorties Direct To Video sont de plus en plus à la mode et connaissent un succès croissant. Cela ne veut pas dire que les longs métrages sont d’une qualité inférieure même si c’est souvent le cas pour les films d’action tournés en Ouzbékistan style Steven Seagal ou Van Damme. En effet, quelques perles comme Super ont été mises directement dans les bacs injustement et ne bénéficient pas de la bonne réputation qu’elles méritent auprès du grand public.

The Ledge ne fait pas partie de ces excellents films boudés par les salles obscures. Œuvre modeste qui n’est en rien prétentieuse et parvient même à installer un certain climat de malaise, ce petit polar est tout de même au dessus des 38 dernières bouses de Nicolas Cage, pour prendre un exemple facile. Il nous conte l’histoire d’un homme en haut d’un toit, prêt à se jeter, devant expliquer à un policier comment il en est arrivé là. Il a l’avantage de réunir un casting fort sympathique, comprenant Charlie Hunnam (Hooligans, Sons Of Anarchy) dans le rôle du suicidaire, Terrence Howard (Collision, Hustle & Flow) dans celui du flic ainsi que Patrick Wilson (Watchmen, Morning Glory) et Liv Tyler (Armageddon, Super).

Tous sont crédibles et nous font croire en leurs personnages. Le problème est qu’ils servent un scénario très maladroit. Proposant une réflexion sur le thème de l’opposition entre la religion et l’athéisme et sur les conséquences extrémistes et extrêmes qu’elle peut entrainer, le film reste en réalité en surface et explore des débats que nous avons déjà vus de nombreuses fois ailleurs. L’intention est louable mais malheureusement les dialogues sonnent souvent faux et pas uniquement dans les scènes qui abordent le sujet. On s’attend à des rebondissements et des retournements de situation mais tout est calibré dès le départ et le film ne tentera pas une seule fois de sortir de son chemin tracé.

Sans être véritablement ennuyeux, le long métrage tourne en rond et ne nous propose rien de nouveau. La réalisation, signée Matthew Chapman, scénariste de Color Of Night avec Bruce Willis (palmarès déjà douteux) est plus que moyenne. Une tentative échouée pour les acteurs. Cela nous prouve encore une fois qu’engager de bons interprètes est inutile si l’histoire ne tient pas la route.

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