Critique : The Losers – Les « Expendables » du petit écran

Affiche du film The Losers sur laquelle nous découvrons les personnages principaux sur un montage photo qui présage beaucoup d'action.

Parfois, les Direct To DVD, ça peut donner des purges infâmes comme le redoutable Jonah Hex, instrument de torture qui a rendu Gilbert Montagné aveugle mais également de très bonnes surprises comme l’excellent Super, œuvre dans la veine de Kick Ass mais pourtant bien meilleure que le blockbuster sympathique de Matthew Vaughn sur l’adolescent qui décide de devenir un super-héros. Le long métrage que nous allons critiquer est, comme Jonah Hex, inspiré d’un Comics mais serait plutôt à ranger du côté des découvertes intéressantes.

Les Losers sont une unité d’élite qui, lors d’une opération en Bolivie, se retrouvent pris au piège par le terroriste Max et sont obligés de déserter lorsque la CIA décide de les supprimer. Evidemment, quand ils ont l’occasion de prendre leur revanche, ils organisent un plan pour coincer Max, un homme mystérieux aux intentions très douteuses.

Au premier abord, The Losers ne bénéficie pas d’un postulat original. Mais Sylvain White, yes man à l’origine de daubes peu recommandables (Steppin’, Souviens toi l’été dernier 3) réussit pourtant à nous livrer une série B correcte, à la mise en scène stylisée qui enchaîne tous les fondamentaux du genre avec efficacité. Toutes les scènes d’action, les explosions, vous les avez déjà vues ailleurs et en mieux, notamment chez John Woo (The Killer), John Mctiernan (Predator) ou les frères Wachowski (Matrix) mais cela nous empêche pas d’apprécier les séquences de bastons de ces commandos qui ne perdent jamais leur coolitude.

Moins foutraque que L’agence tous risques, plus équilibré et développant de meilleurs protagonistes que SWAT, The Losers aurait largement mérité une sortie dans les salles mais malheureusement, le public n’était pas au rendez-vous aux Etats Unis.

Photo du film The Losers sur laquelle l'équipe de mercenaires est regroupée et prise en contre-plongée.

Ce flop, il le doit probablement à l’absence d’une grosse tête d’affiche, même si la nouvelle action-star bankable Zöe Saldana (Avatar, Star Trek) est de la partie. Elle y est d’ailleurs beaucoup plus convaincante que dans Colombiana, faux remake de Nikita duquel il n’y avait rien à sauver. Ici, elle tire au lance-roquettes, donne au long métrage un aspect sexy histoire d’attirer un bon paquet d’adolescents et elle est entourée de coéquipiers badass que l’on aimerait voir plus souvent dans des plaisirs coupables de ce calibre. En effet, Jeffrey Dean Morgan, excepté dans Watchmen, n’a pas une carrière qui respire la joie (La locataire, PS I Love You). Mais dans le rôle du leader de l’équipe, il apporte le charisme nécessaire à cette bourrinade débile mais réjouissante. Idris Elba (Luther, Prometheus) était à l’époque dans sa grosse traversée du désert, enchaînait nanar sur nanar (Obsessed, Takers) et The Losers lui permet de se défouler un peu. Chris Evans fait le kéké et lâche les grosses blagues bien grasses du film. Forcément, n’ayant pas encore incarné Captain America, il n’était pas pris au sérieux par les spectateurs. Le seul qui fait n’importe quoi est ce gros has been de Jason Patric (Sleepers), véritable loser du film qui cabotine dans tous les sens avec son air de fou furieux.

Répliques badass, tronches mémorables, second degré omniprésent, The Losers est un blockbuster appréciable qui a le mérite de ne jamais se prendre au sérieux et qui respire le fun. Et l’on se dit que les distributeurs préfèrent sortir Ghost Rider 2 ou Les 4 fantastiques. Allez comprendre !

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2 réponses à Critique : The Losers – Les « Expendables » du petit écran

  1. alessiof dit :

    J’adore ce film, c’était une belle découverte, malheureusement pas au ciné et pourtant ça aurait mérité d’y voir le jour.

    PS: Je suis d’accord pour Ghost Rider 2 mais Takers et les deux Fantastic Four étaient pas mal (sans plus).

  2. j’avoue qu’à la première vision je n’avais pas été excitouflé par ce long métrage. La faute à une mise en scène des scènes de gunfights paresseuse, comme bien souvent.
    Je veux dire par là que l’on filme, en plan large, des gonzes tirer à tout va, face caméra. Ou des gars qui dégainent des flingues au ralenti. Mais on n’a jamais, dans le même plan, les adversaires qui se tirent dessus. Pas comme chez John Woo, quoi (ou pas comme dans Safe, la vraie bombe d’action de l’an passé) ! Et ça, ben désolé, mais ça me soule au plus haut point.

    A le revoyure, cependant, la pilule est mieux passée. Je savais que ce n’était pas terrible donc j’ai moins fait caca sur mon bidet.

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