Critique : Tonnerre sous les tropiques – Trash is beautiful

Affiche de Tonnerre sous les Tropiques sur laquelle Jack Black, Ben Stiller et Robert Downey Jr. posent en tenue de soldats, armés, devant un décor explosif.

Ben Stiller est depuis le début des années 90 l’une des stars les plus talentueuses de la comédie américaine. Ces dernières années, il est apparu dans des productions gentillettes (La Nuit au Musée, Le casse de Central Park). Mais il ne faut pas oublier qu’il a également toujours été l’un des porte-parole d’un humour irrévérencieux et politiquement incorrect à l’image de ses potes les frères Farelly (Mary à tout prix, Fous d’Irène). Tonnerre sous les tropiques, sorti en 2008, fut son retour fracassant à la comédie trash.

Commençant par une série de fausses publicités et bandes annonces hilarantes caricaturant les grands genres hollywoodiens, le film donne le ton dès les premières minutes. Toute l’industrie du cinéma américain va en prendre pour son grade. Des acteurs capricieux, en passant par les producteurs impitoyables et les agents cupides, personne n’en sortira indemne.

Tous les interprètes sont exceptionnels et n’hésitent pas à jouer de leur image. On y retrouve Stiller, star d’action déchue, Downey Jr, collectionneur d’Oscars et Jack Black, cocaïnomane, campant des comédiens se retrouvant sur le plateau de ce qui devait être « le plus grand film de guerre de tous les temps ». Evidemment, tout ne se passe pas comme prévu et les acteurs se perdent dans la jungle. Le Vietnam offre à Stiller, également réalisateur, un cadre lui permettant de mettre en scène des séquences d’action solides. Parmi les seconds rôles, on retrouve des membres de la bande d’Apatow (Jay Baruchel, Danny McBride), les héritiers de la génération de Stiller mais aussi des vétérans qui s’en donnent à cœur joie comme Nick Nolte. En bonus, vous aurez l’occasion d’admirer Tom Cruise dans l’un de ses meilleurs rôles.

Tonnerre sous les tropiques est une œuvre tordante. Le film ne tombe jamais dans la facilité. Stiller prend du recul face au monde dans lequel il vit pour mieux le ridiculiser sans tomber dans la critique radicale ou le cynisme écœurant. Il sait se moquer mais prouve également un véritable attachement à cet univers qu’il ne peut s’empêcher d’aimer et auquel il rend hommage toujours intelligemment.

Si vous ne l’avez jamais vu, foncez à la Fnac. Prenez le Blu-Ray de préférence, qui offre de très bons suppléments. Sinon, faites le plein de Boul’En Sueur et Burn’O’Top et vautrez vous dans votre canapé afin de réapprécier cette petite perle de la comédie américaine.

Ce contenu a été publié dans Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *