Critique : Tucker & Dale fightent le mal – Réhabilitation de la salopette

Affiche de Tucker et Dale fightent le mal sur laquelle nous découvrons les personnages principaux sur un montage sanglant.

Sorti en 2010 aux Etats Unis et après avoir fait le tour de nombreux festivals, Tucker & Dale fightent le mal débarquera enfin dans les salles françaises le 1er février 2011. Cette comédie d’horreur, dans la lignée de Shaun Of The Dead (2004) ou encore Bienvenue à Zombieland (2009) prouve une nouvelle fois que gore et humour font parfois bon ménage.

Ici, pas de zombies, de vampires ni même de tueurs dotés d’une tronçonneuse ou d’une machette. Pas de bad-guy en perspective. Même il y aura quand même du sang. C’est ici que repose l’originalité de l’œuvre qui met en scène deux bouseux américains venus retaper leur maison de campagne située dans une forêt qui croiseront la route d’une bande de teenagers débiles qui les prendra pour deux monstres sanguinaires suite à une série d’incompréhensions toujours très drôles.

Tucker & Dale trouve également son charme dans le fait de casser le mythe de l’américain redneck inculte et stupide et celui de la lycéenne blonde écervelée. Dans une première partie, on nous assène de stéréotypes qui seront vite brisés lorsque le développement des personnages progresse, notamment lors d’une rencontre entre deux des protagonistes. Et ça fait franchement plaisir de voir des œuvres bien nazes comme Souviens toi l’été dernier (1997) ou Urban Legend (1998) tournées en ridicule toujours avec subtilité. Mais attention, pour son premier long métrage, Eli Craig n’a pas voulu démolir les films de genre dont il s’inspire, dont notamment la série des Jason Voorhees ou celle de Freddy Krueger, mais au contraire leur rendre hommage en les parodiant.

Malheureusement, le film s’essouffle et manque parfois cruellement de rythme dans sa dernière partie, et le spectateur perd tout effet de surprise. C’est bien dommage, car tout cela s’enchaînait très vite et l’humour faisait à chaque fois mouche.

Les deux comédiens principaux sont excellents. La véritable révélation est Tyler Labine, habitué des séries télé, parfait dans le rôle de Dale, véritable nounours. En revanche, certains des jeunes acteurs ne sont vraiment pas terribles et aussi charismatiques qu’une boîte de Smecta.

Malgré quelques défauts Tucker & Dale fightent le mal n’en reste pas moins une très bonne surprise qui ne lésine pas sur l’hémoglobine et les gags jamais lourdingues. Pour ceux qui n’ont pas vu la bande annonce, ne la regardez pas, vous n’en serez que plus agréablement surpris.

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