Critique : Underworld, Nouvelle Ere – Le retour de la poire belle Sélène

Affiche d'Underworld - Nouvelle ère de Len Wiseman sur laquelle Kate Beckinsale est armée et avance dans une rue sombre.

Je ne connais pas vraiment la saga Underworld. Ce n’est pas que ça ne m’intéresse pas, mais je m’en fous. Alors quand un nouvel épisode a été annoncé, vous imaginez mon excitation. En plus, c’est le retour de Kate Beckinsale, qui n’était pas dans le troisième opus qui se déroulait au Moyen Age (je crois). En plus, ça s’appelle Nouvelle Ere, ce qui signifie probablement qu’il y aura encore des suites. Great. En plus, l’héroïne, Sélène est toujours vêtue de cuir, avec ses talons et ses flingues.

N’ayant pas vu le premier, puis m’étant rendu par curiosité au cinéma pour le deuxième, puis ayant loupé volontairement le prequel chevaleresque, j’ai été satisfait de voir que les réalisateurs, Marlind et Stein, des suédois, ont pensé aux novices tels que moi en intégrant un mini résumé, comme le « previously » des séries, de tout ce qui s’était déroulé avant. Première bonne idée. Directement après ce petit rattrapage, on assiste à une première scène d’action dans laquelle notre gentille vampire se fait capturer avant de se faire congeler pendant douze ans. On découvre que les lycans, des loups-garous qui n’ont aucun lien de parenté avec le fameux chanteur canadien, et les suceurs de sang sont chassés par les humains, qui font tout pour les éradiquer de la société. Deuxième bonne idée. Puis c’est à peu près tout.

Photo d'un Lycan enragé dans le film Underworld : Nouvelle ère de Len Wiseman.

Attention, je comprends tout à fait que des gens apprécient la saga. Mais le scénario de celui-ci, ce n’est pas vraiment son point fort. Sélène retrouve une enfant qui était elle aussi gardée par des moldus et décide de la protéger, ce qui m’a rappelé le pitch d’Aliens de James Cameron. Puis le reste, c’est du combat entre les trois espèces. Les effets spéciaux sont parfois sympathiques, mais il reste un gros travail à faire sur les lycans. Les combats sont parfois à la limite de la caricature au niveau des acrobaties et n’apportent rien de nouveau. On s’ennuie durant les scènes de dialogues, et tout ce qu’on veut voir, dans ce plaisir coupable, ce sont des carotides déchirées ou des balles en argent atteindre la tête des monstres. Dans la dernière partie, tout ça viendra. Mais l’on ne peut s’empêcher de penser, entre deux petites marrades sur des dialogues faussement badass, que tout ça ne sert strictement à rien. Kate Beckinsale, on l’aime bien, mais elle mérite mieux. A quand un nouveau rôle fort comme celui d’Ava Gardner dans Aviator ? Michael Ealy, le beau gosse du long métrage, n’est pas très bon, et en plus de ça, c’est le seul mec stupide à disposer d’un revolver six coups face à des bêtes invincibles. Bref, tout le résultat est assez vide, se prend trop au sérieux alors que ça pourrait être jouissif et décomplexé comme les films de Neveldine et Taylor (Hyper Tension).

Underworld 4 est un nanar déguisé en série B assumée remplie de scènes d’action moyennes. On entend un peu partout que c’est l’un des meilleurs épisodes de la franchise. On préfère ne pas imaginer les autres. Allez plutôt voir Chronicle ou Sherlock Holmes 2 si vous voulez du fun.

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